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Publié par BALCHOY

 

 

c) Révélation et Inspiration

 

Si la Révélation est l’apport d’un message nouveau venant de la Divinité, il ne faut pas le confondre avec l’inspiration.

 

L’inspiration implique l’inerrance, mais il peut s’agir de vérités déjà connues et donc non nécessairement révélées. Mais cette inerrance ne concerne que ce que l’écrivain sacré ou le prophète veut affirmer au plan religieux. Les erreurs biologiques ou historiques, qui sont le lot de sa génération, ne sont pas évitées nécessairement par l’inerrance et peuvent donc cohabiter avec l’inspiration.

 

Dans la perspective d’une « dictée divine », qui est celle du Coran islamique, il est évident que l’inerrance revêt un sens différent que dans la révélation biblique.

 

La théologie chrétienne enseigne au contraire que l’auteur sacré garde son caractère, son orthographe, son style et que pourtant son écrit, dans sa dimension religieuse, tout en étant de lui personnellement, a pour auteur principal Dieu Lui-même.

 


 

d)      Prière


 

Elle revêt une forme collective qu’on peut identifier à la liturgie. Mais, sous sa forme personnelle, il convient de la situer ici.

 

La prière exprime la tension de l’homme vers son Dieu. Pour beaucoup,  l’essence de la prière est dans l’adoration. Dieu est tout et l’homme n’est rien ; la seule raison qu’a l’homme d’exister est de louer Dieu (Cf. certains textes de Qumran)

 

Pour d’autres, prier, c’est aussi demander pour soi ou pour autrui, implorer le Dieu tout puissant.

 

Jésus critiquait déjà ceux pour qui « prier » signifie « rebâcher des paroles »  Prier est-ce seulement parler à Dieu ? Aux yeux de certains (Dom Besret), Dieu n’est pas un interlocuteur semblable à nos interlocuteurs humains. Aussi, parler de Dieu, dans cette perspective, ne serait pas seulement différent de « parler à Dieu ».

 

On insiste beaucoup sur l’équivoque d’une tension vers Dieu, médiatisée par le seul besoin. On transforme Dieu, en ce cas, en un objet de consommation : c’est dire qu’on ne le rencontre pas Lui, personnellement, et qu’on demeure enfermé en soi.

 

Ce n’est qu’à partir du moment où je m’intéresse à Dieu en tant qu’il est AUTRE, où « sa face qui n’est pas tournée vers moi » importe à mes yeux autant que ce que j’en attends, qu’on peut parler de vraie rencontre personnelle.

 

On dit souvent à ce propos qu’il faut passer du besoin au désir de Dieu. Il est évident qu’on ne peut pas supprimer totalement le besloin, qui est profondément enraciné dans l’humain, mais il faut sans cesse se convertir (se retourner) du besoin de Dieu, qui est nécessairement décevant au désir de Dieu, qui seul peut nous donner le Dieu Vivant en communion.

 

L’efficacité des prières est souvent d’autant plus grande que l’union à la Divinité est plus élevée.

 

Au niveau le moins élevé de la spiritualité, les prières accompagnées de sacrifices appropriés adoucissent les dieux. « Les dieux se laissent eux-mêmes fléchir ».

 

Un des prolongements possibles de la prière intérieure est l’Extase (mélange de sacré et de physiologique) qui parfois apparaît comme un pur don de Dieu, parfois comme le résultat de techniques qui, en général, résultent d’un effort d’isolement sensoriel (YOGA)

 

On peut distinguer trois types d’extase :

 

1)      Extase obtenue par la création du vide intérieur (YOGA)

2)      Oraison de quiétude, « sentiment de bonheur et de joie    indiscible qui se même à toutes les opérations de l’esprit. »

    3)      Extase proprement dite : rupture intellectuelle avec le monde extérieur, union directe à Dieu, dans une sorte de Connaissance-Participation.

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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