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Publié par BALCHOY

Des paroles, hier soir sur la deux,  il y en eut à foison souvent insipides ou stupides, quant aux actes projetés par ces deux compères de la droite, Dieu nous en préserve...

 

Je n'ai pas envie de les différencier ici tant la petitesse de leur vision du peuple français est évidente. Pas un mot sur les petites gens qui n'arrivent pas à finir leur mois. Les seuls malheurs dont ils parlent concernent des chefs d'entreprises, des rentiers qui risquent de souffrir (si peu) des augmentations d'impôts promises par le gouvernement socialiste sans parler des inciviques qui risquent de quitter la France pour ne pas participer à l'effort collectif demandé à tous selon la richesse de chacun.

 

Fillon et Copé ne cessent de réclamer la diminution des dépenses. On sait ce que recouvre ce mot, ils nous l'ont bien fait comprendre pendant ces dix ans de malheur pour la France : des malades moins bien soignés, des médicaments moins bien remboursés, des exigences de travail forcés pour les titulaire (comme si ce mot avait un sens pour eux) du RMI ou de son frère siamois (RSA). En même temps, combien des policiers et d'infirmières en moins,  si peu de sanctions contre les  scandaleux  bonus des banquiers qui devraient se reconvertir en croupiers de casino. Ces "malheureux" risquent de ne plus pouvoir se payer quatre vacances par an au bout du monde, quel scandale.

 

Mais je préfère penser aux travailleurs expulsés à Paris qui doivent vivre dans la rue et dont quelques-uns mourront de froid pour satisfaire notre nouveau dieu le MARCHE qui comme aux temps préhistoriques se nourrit encore de sacrifices humains.

 

Oui, je l'avoue, je ne suis peut-être pas très objectif, mais quand j'entends ces politiciens du parti du fric parler des 40 000 morts en Syrie victimes  souvent de voyous dans les deux camps qui s'opposent alors qu'en Libye par leurs bombardements ils ont causé beaucoup plus  de morts pour se débarrasser certes d'un dictateur tellement peu ragoutant qu'ils l'ont invité un quatorze juillet avant de le livrer à une soldatesque barbare qui l'a tué comme un chien, un chien surtout qui n'aboiera pas devant le tribunal qui aurait pu le juger et surtout parler....

 

Mais ce qui m'a sans doute scandalisé le plus c'est ce fameux ni... ni... sur lequel, quoi qu'on dise, ils se sont mis d'accord. Mettre sur le même pied l'extrême gauche qui durant la guerre a été l'ossature de la résistance contre le régime nazi et le gouvernement traitre de Vichy et l'extrême droit qui, comme une partie notoire de la droite a trahi la France entre 40 et 45 (heureusement qu'il y a eu de Gaulle  représentant d'une droite sociale dont la version actuelle n'est qu'une caricature éhontée !) 

 

Fillon a prétendu qu'il n'avait jamais voté socialiste ni ne le ferait :  il a même prétendu qu'en votant pour Chirac en 2002, il avait fait un vote républicain. Ce sont des socialistes et des membres de l'extrême gauche qui l'ont fait. A l'écouter, j'ai l'impression que si Le PEN avait été candidat devant un socialiste, il n'aurait pas voté socialiste même pour empêcher un fasciste de passer. La gauche elle,  avait été impeccable en 2002 en élisant Chirac qui a gouverné en oubliant d'où venaient les voies qui l'avaient élu.

Hier soir les deux candidats à la présidence de l'UMP ont montré qu'ils n'étaient  pas si républicains que cela face au front National qui n'est pas plus comparable au parti de gauche que les maquisards communistes à la milice collaborationniste ou à ceux qui torturaient les Algériens dans leur pays.

 

Enfin cerise pour le gâteau, Fillon a bien dit hier que Sarkosy avait retardé le plus possible sinon la fermeture de PSA mais le plan social comme si on pouvait les distinguer réellement l'un de l'autre,  reconnaissant implicitement qu'il avait tout fait pour que cet évènement n'ait pas lieu avant les élections.

 

A juste titre les socialistes ont parlé  à ce propos du cynisme de l'ex-président de la France ce qui amène Fillon aujourd'hui à nier en un sens ce qu'il a suggéré hier. Entre le mensonge actuel de Fillon et le cynisme de Sarkosy, la droite apparaît bien sous son vrai jour le parti des riches, des rentiers et des ultra-millionnaires plutôt que de l'ensemble du peuple français.

 

J'espère que les ténors de l'UMP continueront des rencontres de ce triste type pour ouvrir les yeux au peuple français qui délaissé sous Sarkosy mérite mieux que ce que lui préparent conjointement  ou séparément nos tristes compères d'hier soir.

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

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