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Publié par BALCHOY

XARLO ETCHEZAHAR défenseur infatiguable de la cause Basque m'a dirigé vers cet article interview de Mgr Gaillot, ancien évèque d'Evreux, démis de ses fonction à cause de sa liberté de penser et aussi des ses actions dérangeantes en faveur d'une justice plus grande, dans la société et dans l'Eglise, qui lui ont valu beaucoup d'ennemis.

Je vous cite ici quelques extraits des propos de  Mgr Gaillot en vous invitant à aller lire la totalité à l'excellente adresse suivante.

Je ne suis pas d'accord avec tous les idées  Mgr Gaillot  (je m'en expliquerai une autre fois) car je continue à penser que si ma foi doit nécessairement se nourrir d'une attention aux aspirations et besoins des hommes d'aujourd'hui elle doit aussi les mettre en relation directe avec le message de Jésusexprimé dans l'Evangile qui reste une bonne nouvelle exigente.


 

Aujourd'hui je veux avec Xarlo et ceux qui sont à l'origine de cet interview proclamer mon amitié et ma solidarité avec le combat de Mgr Gaillot.

 

Voici l'adresse de cet excellent interview de HernandoCalvo Ospina.

 

  http://hcalvospina.free.fr/spip.php?article310

 

 

"- Comment considérez-vous l’Eglise catholique aujourd’hui ?

- L’Eglise nous a enseigné que Dieu a voulu nous apporter le malheur pour nous amener à la résignation. Mais ce n’est pas chrétien ! L’Eglise fait intervenir Dieu pour nous forcer à obéir et à ne pas penser. Très peu de discours sur Dieu me parlent de lui, par contre quand quelqu’un dit du bien de l’être humain, cela me parle beaucoup de Dieu. L’Institution reste inamovible sur son piédestal, loin du peuple et de Dieu. En continuant ainsi, l’Eglise se transformera en une secte, parce que beaucoup sont en train de se tourner vers d’autres religions. L’Eglise vit une hémorragie.

L’Eglise doit changer, se moderniser, reconnaître que les couples ont le droit de divorcer et d’utiliser le préservatif ; que les femmes peuvent avorter ; que les hommes et les femmes puissent être homosexuels et se marier ; que les femmes puissent être ordonnées prêtresses, et avoir accès aux sphères de décision ; que l’on revoie la discipline du célibat, et que les prêtres puissent se marier comme tout être humain, parce que beaucoup doivent vivre leur relation dans la clandestinité, comme des délinquants.

La situation actuelle est malsaine et destructrice pour les individus et pour l’Eglise.

Le Vatican a la dernière monarchie absolue d’Europe, mais il faudra changer de modèle. L’Eglise a du mal à admettre la démocratie à tous les niveaux. Ce n’est pas évangélique.

- Que pensez-vous de la théologie de la libération, qui a connu un essor important en Amérique Latine, principalement, depuis les années soixante ?

- Je m’y suis intéressé parce que c’est une théologie qui parle des pauvres. On ne parle pas de la liturgie, on ne parle pas de la catéchèse, on ne parle pas de l’Eglise, on parle du peuple pauvre. Ce sont les pauvres eux-mêmes qui prennent conscience de leur libération, et la prennent en main. Tant qu’il y aura des pauvres, il y aura une théologie de la libération.

Moi-même et d’autres étions très sensibles à Don Elder Camara au Brésil, un grand théologien(3) ; à Mgr Leonidas Proaño en Equateur(4) ; à Mgr Oscar Romero au Salvador, et à d’autres prêtres principalement latino-américains. Quand Mgr Romero a été tué en célébrant la messe, le 24 mars 1980, ça a été un choc pour moi. Il avait laissé l’Eglise des puissants pour être avec les pauvres. Cette conversion qu’a faite Mgr Romero, moi j’ai trouvé ça tout à fait admirable.

En Amérique Latine, il y a des prêtres qui ont pris les armes(5). Moi je ne me permets pas de les juger parce que c’est leur choix. Je ne suis pas d’accord, en tant que non-violent.

Evidemment, la théologie de la libération est dangereuse pour les gens du pouvoir, qui ont tout fait pour que ça s’arrête. Quand les pauvres sont soumis, acceptent leur triste sort, il n’y a rien à craindre, c’est du pain béni, et les riches peuvent dormir tranquilles. Mais si jamais les pauvres se réveillent, puis prennent conscience de leur condition et deviennent acteurs de leur changement, alors ça fait peur.

Si les pauvres prennent la parole dans l’Eglise elle-même, et mettent en cause l’Institution, c’est terrible. Et l’Eglise dit : Voilà des communistes ! Attention ! On a toujours cette hantise de l’infiltration marxiste. Et donc, régulièrement les dictateurs, les gouvernements répressifs et le Vatican mènent un combat commun.

Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de rebelles dans l’Eglise, parce que toute l’institution forme à l’obéissance, à la soumission."

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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