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Publié par BALCHOY

FRANCOIS D'ASSISE : UN SAINT POUR NOTRE TEMPS (JACQUES DUQUESNE) - REEDITION

 

DE L'EXCELLENT BLOG  ALAININDEPENDANT

 

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« On atteint plus vite le ciel en partant d'une chaumière que d'un palais. » (François d'Assise)


À l'occasion du premier anniversaire de l'élection du pape François, les Éditions Flammarion à Paris font paraître, sous la plume du journaliste et écrivain catholique français Jacques Duquesne (il a cofondé et dirigé Le Point et collabore aujourd'hui à La Croix et avec plusieurs quotidiens régionaux ; il a aussi notamment remporté le prix Interallié en 1983 avec Maria Vandamme, un roman poignant) et préfacé peu de temps avant son décès par l'éminent médiéviste Jacques Le Goff, un beau livre intitulé Saint François qui retrace la vie et l'œuvre de ce personnage hors norme, en montrant les diverses facettes qui ont pu motiver le choix du pape – un jésuite, qui plus est – ayant décidé de régner sous son nom.
On apprend dans cet ouvrage passionnant que François d'Assise « était un indigné, un combattant, qui a fait entendre une parole nouvelle, si neuve et dérangeante que, trois décennies après sa mort, ses écrits furent pratiquement censurés par les autorités de l'Ordre franciscain et de Rome. (...)
Un saint d'un nouveau genre, laïc, contestataire, passionné, pacifique, ami et frère de toutes les créatures et de toute la création, [qui] dégage[ait] une sympathie et une admiration affectueuse générale.
Son obstination pacifique pour la lutte des classes, son souhait d'accueillir les laïcs au sein de son ordre et sa vision – presque prophétique – sur le progrès monétaire, font que le "petit pauvre a non seulement été un des protagonistes de l'histoire, mais aussi l'un des guides de l'humanité" 1[1] ».
Jacques Duquesne revient dans ce livre sur les origines du personnage, en montre les diverses facettes qui ont pu motiver le choix du pape. François était un indigné, un combattant, qui a fait entendre une parole nouvelle, si neuve et dérangeante que, trois décennies après sa mort, ses écrits furent pratiquement censurés par les autorités de l'Ordre franciscain et de Rome. Un homme que Jacques Le Goff, dans sa préface, qualifie de "figure exceptionnelle. Un saint qui savait rire pour éclairer la tristesse de ses contemporains".
L'ouvrage est illustré de reproductions d'œuvres de grands peintres (Cimabue, Fra Angelico, Sassetta, Taddeo Gaddi, le maître de saint François Bardi, Giotto, Domenico Ghirlandaio, Francisco de Zurbarán, le Greco, Jacopo Torriti...) et se conclut par divers textes poétiques du saint homme (Salutations des vertus, Sermon aux oiseaux, Salutation de la bienheureuse Vierge Marie, Que les frères n'aient rien en propre, Cantique de frère Soleil, Louanges de Dieu...)
Un livre qui aide à mieux comprendre l'immense popularité du pape François dont le modèle va à l'encontre du matérialisme, de l'individualisme, de l'égoïsme et de la rapacité qui règnent actuellement en maître sur le monde..
Bernard DELCORD
Saint François par Jacques Duquesne, préface de Jacques Le Goff, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 96 pp. en quadrichromie au format 19,2 x 24,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 22 € (prix France

 

 

 

P.S.  Je mettrais peut-être un point de sourdine à la "lutte des classes" de Saint François. Certes il était intraitable face à l'argent pour le rôle néfaste qu'elle joue dans la vie des hommes. Mais François qui aimait passionnément l'Eglise, corps de ce Christ qui fut sa raison de vivre, réussit par son humilité militante à  revivre la fraternité et la pauvreté des premiers disciples sans  rompre avec une institution dont ils connaissaient  pourtant tous les défauts et toutes les tares mais qui, pour lui, restait, malgré tout,  un sacrement, un signe si dégradé qu'il soit de ce Royaume fraternel voulu par Jésus. 

Il combattit férocement l'argent mais, conscient que tout être humain, si dégradé soit-il,  est "image du Christ", ne combattit ni le sultan ni les riches même ecclésiastiques, mais prouva par sa pauvreté et celle de ses frères que la bonne nouvelle de Jésus est la plus grande richesse du monde.

 

Je me souviens qu'il y a quarante ans, un frère de Saint François qui à Namur devait prendre le train, pour éviter de toucher l'argent du diable, présentait au guichetier un simple mot du frère gardien pour obtenir son ticket. Cet imitation à la lettre des recommandations du petit pauvre d'Assise était sans doute anachronique mais plus que jamais, avec François Bernardone luttons afin que l'argent et la finance qui  marchandisent scandaleusement le monde et l'humanité en engendrant ces fortunes folles qui déshumanisent ceux qui les possèdent et ceux qui sont sans rien, soient ramenées par la force s'il le faut, à leur juste proportion d'un serviteur, un facilitateur d'échange et cessent d'être  responsables du plus grand esclavage de notre monde moderne. (YVAN BALCHOY)

 

 

 yvanbalchoy13@gmail.com

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