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Publié par BALCHOY



Petits, elles nous faisaient peur par leurs frémissements,
sous la caresse du vent et par leur tournoiements,
de vert sombre et de senteurs acres de rivière.
Elles nous paraissaient animées d'une vie mystérieuse,
de landes, de lutins et d'enfants disparus ou dérobés,
Ces fougères nous les nommions : "Fizères".
Elles étaient pour nous source d'effroi et de maléfices,
Jamais nous n'aurions consentis à nous perdre dans l' ondulements de leurs vagues vertes,
sous peine d'être aspirees par un magnétisme maléfique,
et devenir prisonniers de leurs immensités feuillues.
En automne, leurs couleurs se transformait en dorées et et en feux,
comme une chevelure rousse déployée ou la robe du renard roux, si vif.
Et quand le vent souffle, leurs feuilles font grand bruissement,
comme les tuyaux d'orgue d'une nature en remuement.
Alors les elfes et les esprits des défunts
Semblent s'en donner à coeur joie au dessus la rivière "Catena",
Et même les châtaigniers massifs semblent comme entraînés par le vent dans cette sarabande moins réglée que celle d'Hendel.


Paul d'Aubin ( Arrighi)
www.vivara.it/paul_arrighi.html?

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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Paul Arrighi 04/10/2015 11:55

Roule l’Automne

Roule, roule; l'automne roux
sur les bruyères de Corse,
et les bouleaux du lac Baïkal.
Sur le dôme de Notre Dame
et le clocher de Saint-Sernin.
Roule, roule; l'automne roux
sur la queue fauve de « Goupil »
et les flamboiements du soleil
qui clignent comme un phare éperdu.
Roule, roule; dans les cheveux d'or
des belles Femmes rousses,
et de cet été indien qui flamboie
au fil des lacs de nos amours.
Roule, roule; l'automne roux
volète au souffle des feuilles bariolées
qui deviennent tapis de velours,
ravivant la joie des amant(e)s.
Roule, roule; dans les vignes et les sous-bois
quand Bacchus s'en donne à cœur joie,
et coulent les nectars vermeils,
avec cette fraîcheur sans pareil.
Roule, roule l'automne sur ton cheval
à la crinière fauve, enluminée de feuilles d'or
Roule; roule; automne de nos regrets velours,
de cette nostalgie des rouleaux de la Mer,
et de ces cieux au zénith de leur beauté
à la lumière tamisée, déclinante.
Roule, roule ; bel automne
dans tes atours de séductrice,
tournant la tête aux amoureuses.
Car la nostalgie de l'hiver
et sa compagne la froidure
ne sont pas encore avancées.

Paul Arrighi