Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par BALCHOY

 








Voilà le graffiti un peu effacé mais écrit à la rage que j'ai trouvé ce matin sur le chemin de Solidaire.  Certains diront : "Encore une affirmation extrême d'un gauchiste utopique.

Pour ma part j'ai pensé tout de suite à un fait divers tout frais et tout sanglant qui me semble l'illustration parfaite hélas de cette affirmation.

Ca s'est passé il y a moins d'une semaine en Belgique. Oh le cadre de l'histoire est classique et heureusement il ne se termine que rarement comme ce tragique jour.

Un commerçant fait faillite, il entre en cet engrenage diabolique qui le met de plus en plus en porte-à-faux par rapport à notre société de marchandising. Il perd pied, est incapable de faire face à ses dettes, reçoit des courriers menaçants, puis des huissiers de plus en plus gourmands et quand le jour vient de l'expulsion programmée notre homme se suicide après avoir tué son épouse et il est tout à fait possible que cette macabre fin ait été préméditée.

Vous me direz, c'est dommage, mais c'est la règle du jeu en notre société, quand on ne gagne plus, on perd tout et la plupart  acceptent cette déchéance. Notre homme, sans doute un peu paranoïaque, diront les enthousiastes de notre société capitaliste s'est comporté de façon imprévisible et la société n'est en rien responsable de ses actes. Vite dite, mais je suis loin d'en être sûr. Sur ma voiture, j'ai depuis plus d'un an ce petit mot venant de PTB (Parti du travail de Belgique)

LES GENS D'ABORD, PAS LE PROFIT

Evidemment une telle maxime c'est tout le contraire  de ce que la plupart de nos hommes politiques de nos média écrits ou télévisés nous insufflent jour après jour insidieusement le plus souvent  et qui est "le moteur aujourd'hui de toute vie sociale: le profit ; sans profit aucune société commerciale ou non ne peut subsister. Autrefois on n'excluait du profit proprement dit le secteur public, l'enseignement enfin toute une série de services permettant aux citoyens riches ou pauvres d'être protégés dans leusr droits essentiels : être éduqué, être soigné, pouvoir envoyer et recevoir du courrier au même prix où qu'on vive. Mais ce secteur public dans l'Europe de Barroso est un scandale parce qu'elle ne répond pas à la sacro loi de la concurrence. Il faudra bientôt mettre en concurrence la sécurité sociale et la médecine privée non pas malheureusement en exigeant de la médecine privée les mêmes critères que ceux de la médecine publique, mais au contraire en privant la médecine publique de ses aides étatiques pour la mettre à égalité avec le secteur privé. La conclusion en est toute simple.

La médecine coûte de plus en plus chère aux malades, la médecine publique non seulement est moins remboursée mais elle devient moins performante, dispose de moins de moyens de donc de moins de résultats. Le patient doit choisir comme en Angleterre : ou bien attendre longuement souvent des soins par toujours très performants ou être soigné vite et avec des moyens ultra modernes mais à un tarif compétitif qui exclut les plus pauvres.

Vous verrez que la privatisation de la poste, de l'énergie, parfois partiellement de la justice aura toujours les mêmes conséquences : créer un service à deux vitesse, rapide et efficace pour ceux qui peuvent payer, lent et de plus en plus inopérant pour les plus pauvres.

Le droit au travail, le droit au logement sont aussi des droits fondamentaux de l'homme mais comme ils ne sont pas compatibles avec la primauté du profit ils ne sont plus garantis, ils le sont même de moins en moins comme les sans abri de nos cités urbaines le démontrent chaque jour.

Avant de baisser les impôts des plus riches, avant de diminuer les taux de succession des riches ne faudrait-il pas assurer ces droits essentiels que sont le logement, la santé, la culture aux plus défavorisés. Je suis persuadé d'ailleurs qu'une petite partie des super-fortunes, qui crient  d'ailleurs vengeance au ciel, suffirait largement à assurer un logement simple mais protecteur aux sans toit. Un bon impôt su la fortune, tout à fait légitime, ferait apparaître des moyens nouveaux capables de soigner les grands fléaux que par exemple Sarkosy en matière de santé veut voir résoudre par les seuls malades comme les maladies de la vieillesse, le cancer etc... Je suis d'avis qu'il ne faut pas seulement assurer un niveau minimum de revenus, il faut aussi établir un niveau maximum à partir duquel l'impôt est de 100%. Ainsi j'estime qu'aucun individu ne peut avoir une fortune d'un milliard de francs belges ( 25 millions d'euros) ni par le travail ni à fortiori par le hasard sans devenir un voleur, un pilleur du bien public.

Revenons à notre fait divers. Je peux admettre que parfois il faut contraindre des personnes à changer de logement soit en cas d'expropriation, soit au cas où ils ne peuvent plus en assumer les frais. Mais comme le droit à un toit est plus important que le droit au profit, j'estime que toute expropriation sans un relogement digne est inadmissible. Avait-on proposé à cet ancien commerçant une solution de repli digne d'un être humain ? Je ne puis trancher en ce cas précis mais je sais que trop souvent les huissiers, armes de choix pour les négriers de notre société, expulsent de pauvres gens dans des conditions inhumaines qui expliquent sans les justifier des évènements tragiques comme ce suicide et ce meurtre dont nous sommes partis.

OUI L'EXPULSION PEUT ETRE UN MEURTRE et cela ne se fait pas seulement dans les relations sociales mais aussi à travers les relations internationales d'hier et d'aujourd'hui.

Oui les expulsions de leurs terres des Palestiniens par Israël ont provoqué une multitude de meurtres, crimes d'Etat aussi horribles que les crimes sociaux.

Oui les USA, l'Australie, le Canada, l'Australie, la Nouvelle Zélande n'ont pu naître qu'en expulsant souvent injustement les populations indigènes qui occupaient ces territoires avant eux. Il n'est pas étonnant que ces quelques pays refusent de souscrire à une loi récente des Nations Unies qui défend les droits des populations indigènes par rapport aux immigrants.

Mais je ne pense pas que mon pays la Belgique qui a occupé le Congo et l'a transformé des décennies durant comme une marchandise (y compris les congolais) peut se targuer d'avoir mieux respect les populations ancestrales parce qu'aujourd'hui elle n'a plus de colonies.

 

Aujourd'hui Maggie De Block  admirée par les libéraux de tous poils donne l'exemple même  d'une immigration  dite "choisie", comme disait Sarkozy, qui entend  accueillir qui elle veut et se débarrasser par tous les moyens,  y compris les plus violents des personnes qui ne correspondent pas à son modèle "éclairé".

Rappelons-nous la mort de Semira Adamu par des policiers aussi imbéciles que violents avec la complicité de  l'inhumain office des étrangers qui devrait être dissous sous sa forme actuelle comme l'Etat un instant s'y était engagé.

J'entends, pour ma part, chaque fois que nécessaire, continuer à aider les immigrés quitte à contredire certaines de directives de cette libéralissime Ministresse que condamne ma conscience.

Je ne crois pas au Capitalisme qui s'imagine que de la somme des égoïsmes individuels et collectifs naîtra une société juste et équilibrée, je crois que tôt ou tard il faudra mettre le profit au pas, le limiter radicalement pour que le bien collectif l'emporte sur la réussite d'un petit nombre de plus en plus riches, de plus en plus impérialistes. Oui, j'en suis persuadé une société, une humanité où le droit des gens, de tous les hommes y compris les moins favorisés passera avant le profit sera une société infiniment plus humaine, plus paisible, plus heureuse que la jungle sociale que produit actuellement la globalisation capitaliste où expulsion = parfois meurtre.

 

Je vous conseille de faire une recherche en ce bloc à partir de "Semira Adamu".

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article