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Publié par BALCHOY

Les valeurs ne sont jamais données à une conscience spectatrice ; impartialité et objectivité n'ont plus  en face d'une valeur le même sens que vis à vis des objets empiriques.

Ainsi la volonté apparaît comme une faculté d'accueil ou de fermeture, contrairement à l'intelligence qui est réceptrice et organisatrice. Le volonté ne peut rester indifférente ou neutre. Aussi ne peut-elle échapper à la responsabilité de ses actes.Même quand elle s'abstient, elle demeure soumise à ses actes sous peine de sombrer dans l'inhumain.

Chaque fois que la volonté de réalise en acte, elle crée une responsabilité, puisqu'elle ne peut subsister que déliée de toute autre pression que la sienne. La liberté concrète d'une personne est toujours conditionnée ; en l'analysant, on découvre un ensemble de facteurs volontaires et involontaires et cela à différents  niveaux.
On ne peut pourtant mener cette dialectique jusqu'à l'infini.

Si ma liberté n'est pas réductible à la nécessité raisonnable, il faut bien lui donner un fondement irrationnel, insaisissable qu'il faut nécessairement postuler sous peine de la nier comme réalité.

Il doit bien exister au coeur de la volonté une zone où l'imputabilité est totale, le moi créateur sans quoi la liberté n'est plus qu'un concept creux recouvrant un enchevêtrement de nécessités si complexes qu'on ne peut plus les distinguer.

Une volonté qui serait conditionnée en son noyau ultime, si peu que ce soit,ne serait plus qu'un simple simulacre. (1)

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(1) Vladimir Soloviev  a de la liberté une vue sensiblement différente ; dans sa deuxième leçon théandrique ne dit-il pas que pour Dieu, il est nécessaire d'aimer tout et de réaliser dans la créature l'idée éternelle du Bien ; pour Lui, la liberté est nécessaire. Cf le tome III des oeuvres complètes de Vladimir Soloviev en russe, page 23.
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Puisqu'il ya  une distinction réelle entre la volonté et l'entendement (RASSOUDOK), l'être "brut" et la valeur, il est nécessaire que la volonté puisse, si elle y consent, acquiescer, c'est à dire se modeler activement sur la nécessité des choses, sans quoi le réel la déterminerait négativement. Mais elle doit également être en mesure de le repousser, en s'en écartant selon son dynamisme propre, car si le "oui" était son seul choix, la volonté serait acculée à une réalité extérieure qui la dominerait. Il n'en faudrait pas moins pour l'anéantir comme entité responsable, ainsi que le moi du même coup.

(à suivre)

Yvan Balchoy
yanbalchoy13@gmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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