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Publié par BALCHOY

 

 

Jamais, en effet, il ne put se faire aux idées de ceux qui au nom de la Transcendance, refusent toute analogie entre eux. Certes, le monde n’est pas Dieu. « L’analyse » et le « multiple », qui caractérisent notre monde ne peuvent jaillir que de l’unique synthèse et de ses infinies perfections qu’elle recèle en sa divine unidiversité. Il nous reste à présent à en déterminer les caractéristiques essentielles.

 

d) L’essence divine, sa liberté.

 

1)      Dieu est le TOUT

 

En son immanence, rappelle le « Carnet de Macha », Dieu est synthèse universelle, harmonie plénière et unité parfaite. Cette unité divine ne relève pas du plus commun déterminateur. Elle englobe, surmonte et précède ontologiquement toute détermination. Par ce qu’essentiellement « UN » en sa multiplicité, parce que auto-possession totale, Dieu est le « MOI TOTAL », la Personne par excellence « existant d’une manière totalement synthétique, bienheureuse et pleine et donc hors du temps. » (1)

 

(1)   Carnet de Macha, page 63

 

2)      Dieu est VIE

 

Le caractère immanent de l’essence divine, bien exprimé par l’idée de Synthèse ne suffit pas à épuiser l’infini de l’être divin. Aussi est-il nécessaire d’ajouter que ce Dieu est « VIE ».

 

     « La doctrine des matérialistes – inertie générale et mécanisme de la matière – signifie mort. La doctrine de la vraie philosophie – inertie supprimée, c'est-à-dire centre et synthèse de l’univers et de sa force extérieure (matière) – c’est Dieu, c'est-à-dire la « VIE ETERNELLE. » (2)

 

(2)   « Carnet de Macha » page 66-67. Bohatec signale que l’idée de Dieu comme centre et synthèse de l’univers et de la matière provient en quelque sorte de la philosophie de Carl Gustav Carus. Carus voulait comme Dostoïevski opposer au mécanisme de la machine la philosophie vitaliste, basé sur le principe d’ l’organique qui atteint son sommet dans le DIVIN qui régit tout. Dostoïevski avait sans doute lu la « Psyche » de Carus, puisqu’il voulait traduire cet ouvrage en russe avec la collaboration de Wrangel (Lettres, Piper, page 264)

 

Pour Carus, l’univers macroscopique est donc l’ensemble de la nature empreinte d’esprit et pénétrée d’idée divine ; elle constitue ‘la grande immensité conçue comme un tout vivant (NAT. Idée, page 4, 28, 104. Dieu est l’unité de la Nature et de l’Esprit, de la matière et de l’idée. La Synthèse de Dostoïevski contient d’autres éléments à savoir : l’univers et la matière où, contrairement à Carus, la matière est désignée comme la forme extérieure de la matière.

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http;//poete-action.ultim-blog.com

 

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