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Publié par BALCHOY

 

 

 

En Dieu, la connaissance est au contraire synthèse, généralisation et possession avant d’être analyse et expression. Dieu se contemple en sa parole éternelle, le Verbe, Sagesse divine incrée en qui il s’exprime parfaitement.

 

L’univers tout entier, en sa multiplicité, subsiste dans le Verbe de Dieu en qui il est « IDEE » avant de devenir REALITE existante.

 

Un tel monde idéal diffère profondément de celui de Platon.

 

Chez le philosophe grec, les idées sont des réalités subsistantes douées de vie et de pensée, ayant en elles-mêmes leur raison d’être ; elles sont immuables et totalement déterminées. (1)

Pour notre auteur au contraire, les idées ne sont pas des prototypes fixes de l’être, encore moins des normes irrémédiables séjournant dans la partie supérieure d’un cosmos rigoureusement hiérarchisé, mais la destinée de l’être vivant, l’énergie de feu qui les mène.

 

On ne découvre pas ces modèles dans les « choses » ni dans un monde indépendant, mais uniquement dans la Sagesse de Dieu que seul peut atteindre l’esprit contemplatif en faisant éclater les limites du temps et de l’espace terrestre. Elles s’apparentent à ce que nous appelons une vocation, un destin ou encore un appel à la perfection.

 

Il semble que Fédor Mikhaïlovitch conçoive le rapport entre Dieu et le monde selon le schéma néoplatonicien. L’univers est composé d’un ensemble de « mondes » ou niveaux de réalité, chacun exprimant par la médiation de l’ordre qui lui est immédiatement supérieur la perfection de l’unidiversité divine. (2)

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(1)Nicolas Berdiaëv : ouvrage cité, page 11-12

 (2)Ce terme traduit littéralement du russe exprime bien la nature synthétique de l’essence divine en qui s’unifient et de qui découlent toutes les diversités créées. Cf. ce texte des « Frères Karamazov », page 345 : « Bien des choses nous sont cachées, mais il nous a été donné en revanche le sentiment profond et mystérieux de nos liens vivants avec un autre monde, avec un monde supérieur ; les racines de nos pensées et de nos sentiments ne se trouvent pas ici, mais dans d’autres mondes. Voilà pourquoi les philosophes disent qu’on ne peut comprendre ici-bas l’essence des choses. »

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http;//poete-action.ultim-blog.com

 

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