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Publié par BALCHOY

 

 

 

 

Seul en effet le Dieu chrétien aimant librement et volontairement sa création et tout particulièrement les hommes répond aux exigences intellectuelles, morales et affectives d’un homme tel que Dostoïevski. (1)

 

Cf. le texte de « l’Idiot » page 269, déjà cité.

 

Dans la perspective ouverte par la Christ, aucun antagonisme n’oppose plus Dieu et l’homme. Bien au contraire, la grandeur de l’homme repose sur celle de Dieu. La personnalité humaine ne restreint en rien le caractère infini de celle de Dieu puisqu’elle en procède. Le Dieu chrétien, tripersonnel, s’accorde parfaitement avec l’homme libre.

 

La liberté humaine n’est pas en effet un absolu ; elle dérive nécessairement d’une liberté sans limite.

 

L’amour absolu est la seule force capable d’engendre un autre amour. La Liberté aimante est capable de créer d’autres libertés, car, dans l’amour véritable, contrairement à ce que pensera plus tard un Jean Paul Sartre, l’autre n’est pas considéré comme un rival possible. (2)

 

Cf. l’expérience des parents. Si leur amour est authentique il tend à créer des êtres dépendants mais les veut libres et responsables.

 

L’amour authentique surmonte la tension naturelle (PRIRODA) du « moi » et du « toi » dans la communauté du « nous ». La forme divine de liberté se caractérise par son caractère gratuit puisque sans antécédent. Elle est aussi créatrice, puisqu’elle domine et se soumet l’être lui-même. Aussi peut-elle donner naissance à l’être et à l’amour, à la nécessité tout autant qu’à la liberté.

 

Parce que créée, la forme humaine de liberté ne se fonde pas sur elle-même ; elle repose à la fois sur Dieu et sur elle-même ; en son essence, elle est gratuite, comme fruit d’un amour gratuit, mais elle ne peut se réaliser que dans l’existence relative reçue de Dieu.

 

Le Christianisme, centré sur le Dieu Amour justifie donc la grandeur et les limites de la condition humaine. Contrairement aux ambitions de l’Idéalisme allemand, l’homme n’est ni un dieu qui s’ignore ni une divinité en devenir. Il n’existe que grâce à la volonté créatrice du Père. Il est enfant libre de l’Amour et de la liberté. Créé à son image et à sa ressemblance, il peut se définir, selon Evdokimov, une « capacité organique d’amour ». Participant à la liberté suprême de son Créateur, il existe réellement comme une personne autonome et responsable de son destin.  (3)

 

Cf. cette réflexion de Tchaadaïev dont nous avons signalé plus haut la parenté d’idée avec notre auteur. (Cf. cette étude, page…) « La liberté n’est-elle pas un don divin et la perfection la plus haute sans doute de l’homme, celle qui le rend le plus semblable à Dieu.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http;//poete-action.ultim-blog.com

 

 

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