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Publié par BALCHOY

 

 

Des principes universels abstraits sont insuffisants pour construire la cité idéale. En effet, même si l’effusion du cœur en un ensemble de statistiques rigoureusement puisées dans le cœur de la société précédente permettait de découvrir ces normes générales avant de les expérimenter pratiquement, aucun ne tiendrait avec des gens qui n’y seraient pas préparés et ne sauraient comment les appliquer.

 

Le salut ne pourra venir que du petit nombre qui cherche avant tout la vérité et est prêt pour y parvenir à sacrifier, si besoin est, sa propre vie. En s’engageant dans la voie ouverte par le Christ, il le trouverait et entraîneraient tous les autres à leur suite sans aucune contrainte. Avant de prêcher aux gens « comment ils devraient être », il importe de le montrer et de le réaliser en soi. (1)

 

(1) Cf. le « Journal d’un écrivain », fév. 1877, page 475.

 

Pour que naisse une société vraiment juste et que tous les hommes s’acheminent vers la vraie liberté, chacun doit avoir la préoccupation de se vaincre et d’être lui-même, en incarnant en soi l’idéal d’amour du Christ.

 

L’harmonie personnelle grâce à l’idéal du Christ, la saisie de la Vérité dans la Liberté, tels sont les principes qui devraient régir l’histoire sociale de l’humanité. Leur conjonction est seule à même de réaliser l’union fraternelle des hommes, où chacun a sa place et obtient le respect qui lui est dû, tout en étant soucieux lui-même de l’accorder aux autres. Malheureusement, il arrive trop souvent qu’on les sépare arbitrairement en prônant le bien obligatoire ou la liberté anarchique ; évidemment dans ces conditions ni la société ni l’individu ne peuvent se réaliser pleinement puisque leur nature est bafouée.

 

Chaque peuple et même l’humanité entière ont aussi une fin à réaliser en tant que « tout organique ». On ne permettra aux hommes de s’unir fraternellement qu’en leur donnant la possibilité de se réaliser comme des personnes libres et responsables, enracinés dans leur « milieu » naturel.

 

C’est dire que la seule chance de salut pour l’humanité, au plan social comme au plan individuel, passe par l’adhésion libre et volontaire à la vérité d’amour, incarnée par le Christ.

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