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Publié par BALCHOY

L’amour est le sommet de la liberté, l’impossibilité de l’éprouver est le signe d’un esclavage moral. L’amour est aussi le sommet de la personnalité et le contact réel qu’il suppose avec autrui ne peut naître que de la rencontre de libertés.

 

Stavroguine, le déraciné est socialement un anonyme ; faute de « personnalité positive », il est incapable de rejoindre autrui dans sa vérité. Il ne peut ni recevoir, ni donner. Il reste désespérément seul et vit le célèbre mot de Sartre : « L’enfer, c’est les autres. » Tout contact inter humain se révèle pour lui une morsure et le conduit à l’humiliation et à l’abjection.

 

L’addition dans une même société de ces égocentrisme nécessairement antagonistes donnerait à une nation anarchique un avant-goût d’enfer où n’existerait de place ni pour la personnalité ni pour la liberté. Comment d’ailleurs pourrait-on les trouver là où la nature individuelle et communautaire de l’homme est constamment bafouée ?

 

Que dans la société la raison raisonnante prenne le pas sur la liberté individuelle, même en vue du bien, que l’individu libre veuille se réaliser indépendamment des valeurs dont son être est nécessairement dépendant, le résultat atteint au niveau de la personne et de la société ne pourra correspondre à la fin réelle ni de l’un ni de l’autre.

 

Une société réussie ne peut être constituée « in globo » que de personnes réussies. Sans le souci d’allier le respect de la personne à celui des différentes institutions sociales nécessaires à son épanouissement, l’échec aussi bien social que personnel est inévitable.

 

Indépendamment du fait que l’unité pan-humaine proposée par le socialisme est une contrefaçon grossière de la véritable harmonie universelle, elle ne pourrait résister longtemps à l’épreuve de la durée, car la nature humaine comprimée finit toujours par se venger et l’individu, privé arbitrairement de sa liberté, profite de la première occasion pour s’en emparer, fût-ce au prix d’une révolution sanglante.

 

On ne repousse pas impunément le principe d’amour fraternel révélé par le Christ. Fondé, malgré ses dires, sur l’égoïsme individuel et collectif, le « paradis socialiste » mène l’humanité au bain de sang.

 

A propos des « railleurs » qui prétendent fonder le nouvel édifice social et s’organiser judicieusement sans le concours du Christ, Dostoïevski écrit dans « Les Frères Karamazov » :

 

     -« Il y a plus de rêve et d’utopie chez eux que chez nous ! Ils croient réorganiser le monde, mais, en reniant le Christ, ils finiront par le noyer dans le sang. »

 

« Les Frères Karamazov », page 342

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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