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Publié par BALCHOY

 

 

 

Le nationalisme chrétien et ouvert est donc, selon Dostoïevski, la seule voie qui puisse assurer valablement un universalisme respectueux de chaque personne, car il repose sur « la loi évangélique du Christ », seul principe qui puisse assurer un personnalisme véritable. Les mystiques athées ont beau promettre au nom de la liberté-égalité-fraternité le regroupement de l’humanité, sur une base purement rationnelle, elles ne pourront que réaliser l’hideuse fourmilière ou un inhumain palais de cristal dont les hommes  ne pourront jamais s’accommoder. (1)

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(1) « Journal d’un écrivain », fév. 1877, page 472

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Leur échec s’explique aisément. Toutes ces idéologies passent à côté de la vraie nature humaine. En l’obligeant à renier patrie et famille, elles exigent trop de sacrifices de cet homme futur en tant qu’individu. Aucun succès possible pour ces idéologies à moins de supprimer tout esprit critique et toute volonté populaire.

 

Il n’existe donc qu’une seule solution valable non seulement pour le peuple russe mais pour le genre humain tout entier. Cet unique issue ne ressort pas des lois scientifiques ou rationnelles ; elle est morale ou plus exactement chrétienne ; tôt ou tard, elle se fera jour, puisqu’elle est l’unique voie de salut. (2)

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(2) « Journal d’un écrivain », fév. 1877, page 472

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b) De la fourmilière au peuple de Dieu ou la liberté sociale.

 

Dans la conception d’une liberté possession de soi et consentement à son destin concret, il va de soi que la médiation des réalités sociales, à leurs différents niveaux, joue un rôle considérable. Le déracinement sous toutes ses formes est une forme du réel qui prive de la vraie liberté.

 

Pour devenir pleinement libre, l’homme doit donc s’intégrer activement à son milieu naturel, national et social, puisque celui-ci conditionne nécessairement sa personne.

 

Seuls réussissent à devenir pleinement « hommes » (pan-humain), ceux qui assument leur condition comme personne individuelle et membre de la communauté universelle.

 

En s’appuyant sur la force émanant de la fidélité aux institutions familiales et nationales, on devient capable de discerner en chaque homme un frère à aimer. (3)

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(3) Cf. Stéphan Zweig dans son « Dostoïevski « où il met bien en évidence l’importance du thème de la fraternité dans l’œuvre de l’auteur des « Frères Karamazov ». Cf. tout particulièrement les pages 12-15 et 117-118.

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Ainsi garde-t-on intact son avoir humain dans la plénitude d’une liberté qui est avant tout consentement conjoint à sa nature individuelle et collective. (4)

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(4) Ceci explique pourquoi Dostoïevski est si sensible aux attitudes de ses personnages face à leur nation. En revanche, on le voit beaucoup moins préoccupé de la différenciation introduite par les « milieux de vie » sinon lorsqu’elle juge les classes sociales dans la mesure où elles se séparent du reste du peuple.

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Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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