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Publié par BALCHOY

 

L’humanité n’est réalité que par les hommes et les peuples qui la constituent. (1)

 

« Journal d’un écrivain », 1873, page 134.

 

Aussi prétendre l’aimer dans son ensemble peut n’être qu’un prétexte pour cacher son égoïsme, car cette attitude implique souvent le mépris et parfois même la haine de l’homme véritable qui est le vrai prochain. (2)

 

« Journal d’un écrivain » 1873, page 134

 

C’est un des reproches que, selon les carnets, Chatov aurait dû faire à Stéphane Trophinovitch ? (3)

 

 

     -« Vous étiez athée, vous considériez criminelle la nationalité, en vous dissolvant dans l’humanitarisme, et vous n’avez pas compris que l’homme n’est pas capable de vivre dans l’athéisme et exigerait une nouvelle morale, n’étant pas capable de n’être pas lui-même sans s’abandonner à la paresse de l’esprit, sans mépriser sa patrie. »

 

« Carnet des Démons », page 927

     Nous respectons les gaucheries de la traduction de Boris de Schleezer, fidèle sans doute aux obscurités du texte original »

 

C’est en appartenant activement à la réalité intégrale de son peuple, en s’enracinant dans le sol natal que l’on sert le mieux cette humanité totale, si difficile à saisir autrement qu’en « idée » ; il semble bien en effet que l’individu n’œuvre pour l’humanité qu’au travers du rôle départi à son peuple dans l’humanité.

 

Chaque peuple représentant en effet une sorte de personnalité collective, un rapprochement s’impose entre le destin individuel et celui de chaque nation.

  Tous deux ont en effet pour raison d’incarner une idée d’essence religieuse et ainsi de remplir une mission déterminée dans l’intérêt de l’ensemble de l’humanité. (4)

 

Bielinski et Dostoïevski s’accordent sur ce point : « Chaque peuple, écrit le critique (conformément à son caractère déterminé par le lieu, par l’unité ou la multiplicité des évènements qui composent sa vie et des conditions historiques de son développement) joue dans la grande famille du genre humain son rôle particulier qui lui est destiné par la Providence divine et il contribue au trésor commun de son auto perfection sur sa part et son apport ; en d’autres termes, chaque peuple exprime en lui quelque côté de la vie humaine… A chaque peuple échut le destin de développer un certain côté de la vie. » A. KOYRE, ouvrage. cité, page 154

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Yvan Balchoy

yvalbalchoy13@gmail.com

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