Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

En fait, nous le verrons, l’angle sous lequel Dostoïevski envisage, en tant que romancier ou journaliste, la réalité de l’Eglise entraîne une minimisation apparente du rôle départi au clergé.

-------------------------------------------

cf. cette étude, page

--------------------------------------------

 

A toutes ces critiques, l’écrivain répond, dirait-on, dans le « Journal d’un écrivain ». (2)

---------------------------------------------

 

       Traitant des difficultés d’accorder la conception slavophile et catholique de l’Eglise, A. Gratieux y voit un reflet de la différence générale de mentalité qui sépare l’orient de l’occident. Davantage porté à la contemplation morale, la première définit la société par l’autorité ; il va sans dire que l’insertion des laïcs dans l’Eglise  est beaucoup plus facile dans la vision orthodoxe. » « A.S. Khomiakov et le gouvernement slavophile », tome II, les doctrines , page 111-112

-------------------------------------------------------------------------

 

-« Leur profonde erreur consiste dans le fait qu’ils ne reconnaissent pas dans le peuple russe, l’Eglise. Je ne parle pas des édifices de culte ni du clergé. Je parle en ce moment de notre « socialisme russe » (et aussi étrange que cela puisse paraître, je choisis l’antipode de l’Eglise pour rendre claire ma pensée) dont le but est une Eglise œcuménique, unissant tous les peuples et réalisée sur terre dans la mesure où la terre peut la contenir. Je parle de l’incessante soif du peuple russe qui aspire vers la grande union universelle et fraternelle au nom du Christ. » (3)

-------------------------------------

  (3)« Journal d’un écrivain », 1881, chap. 1, 4 (janv.)

-----------------------------------------------------

 

L’Eglise et le peuple sont deux réalités indissociables à se yeux. Ainsi dans ce texte, relatant l’oppression des minorités slaves par les Turcs et déplorant les tragiques évènements de l’orient, il écrit :

 

     -« Les populations chrétiennes de l’Orient, opprimées et torturées ont vu dans le Christ   et dans sa Foi leur unique consolation et sans l’Eglise, le dernier vestige de leur personnalité nationale… L’Eglise préserve ces populations en tant que nationalités et la croyance au Christ les empêche au moins en partie de fusionner avec les vainqueurs dans l’oubli de leur rôle et de leur histoire primitive. »

(4)

-------------------------------------------------- 

Journal d’un écrivain », mars 1877, page 479.

---------------------------------------------------

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article