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Publié par BALCHOY

 

 

 

Cette unité primordiale de l’univers et de l’humanité, du macrocosme et du microcosme (1) est à la base de bien des convictions de Fédor Mikhaïlovtich.

 

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(1) Cf. la deuxième section de notre étude, chapitre II p. Pour Fédor Mikhaïlovitch, l'homme participe aux différents mondes ou dimensions qui constituent notre univers et ainsi les résume en lui.

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Nous ne ferons que mentionner ici, sans nous y attarder, ni prétendre être exhaustifs, la communion universelle dans le bien comme dans le mal :

 

     -« Il n’y a qu’un moyen de salut : prends à ta charge tous les péchés des hommes. Dès que tu répondras sincèrement pour tout et pour tous, tu verras aussitôt qu’il en est vraiment ainsi, que tu es coupable pour tous et pour tlout… car si j’étais moi-même un juste, peut-être,’y aurait-il pas un criminel devant moi. Peu importe qu’un criminel ne se convertisse pas lui-même, un autre souffrira à sa place, prendra la faute sur lui et rétablira l’équité. » (2)


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(2) "Les Frères Karamazov", page 345-346.

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Dès ses premiers ouvrages, note Camille MOTCHOULSKI, Dostoïevski a effleuré son thème essentiel : « Tous sont responsables de tous. » et a amorcé la condamnation morale du « claquemurage », crime contre la famille humaine tout autant que contre qui s’y livre. On pourrait ajouter :

 

     -« La séparation mutuelle si exaltée par la pensée contemporaine est radicalement opposée à la nature humaine. » (3)

 

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(3) Les "Frères Karamazov", page 345-346

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L’humanité universelle ne distrait cependant pas Dostoïevski des différentes entités humaines qui en réunissent une part plus ou moins importante.

 

Avec les « slavophiles », il éprouve une vive hostilité envers tous ceux qui, au nom d’un idéal universel », méprisent les degrés inférieurs tels la famille et la patrie.

 

Un moment pourtant, avoue-t-il, il fut contaminé par les conceptions subversives d’un Bielinski.

 

Ce penseur socialiste professait l’immoralité de la religion et de la famille et réclamait la suppression des nationalités au nom de la fraternité universelle et le mépris de la patrie en tant que frein à l’évolution harmonieuse de la société.

 

Mais Dostoïevski ajoute qu’il ne tarda pas à vomir cette « métaphysique délirante et ténébreuse. » (4)

 

 

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(4)"Journal d'un écrivain", page ...

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( à suivre) 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

        http://poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

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