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Publié par BALCHOY

 

 

Pour nous guider  vers la liberté, nous avons une norme universelle et éternelle, la loi du Christ  (1), un signe intérieur, la joie. 


Dostoïevski a été particulièrement sensible à la valeur indicative de la joie, perception organique (2) de l'harmonie cosmique au sein de la nature (3)


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(1) Cf. le troisième section de cette étude, page...

(2) Précisons qu'organique" ne signifie pas ici physiologiste, mais vise la vie en sa totalité.

(3) Rappelons-nous l'hymne au Dieu de la joie de Dimitri Karamazov acceptant une lourde condamnation, alors que légalement, il est innocent.

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Elle seule vient à bout des faux attraits que revêt souvent la nécessité. La joie n'est pas seulement signe de liberté, elle est liberté en son essence parce qu'elle est liée indissolublement à la vie divine ; elle révèle à l'homme qu'il n'est pas une "entité" perdue dans un ensemble qui l'écrase, mais une personne engagée dans une solidarité sans limite avec d'autres personnes et qu'elle est pourtant elle-même, puisque reliée à Dieu grâce au Don de la liberté que lui vaut son attitude d'accueil à la totalité de l'être.




c) REFLEXIONS SUR LA DIALECTIQUE DE LA LIBERTE HUMAINE


Il nous reste à réfléchir sur l'essence même de cette volonté située, semble-t-il, à la racine même du comportement humain. Pour confirmer ce que nous avons découvert jusqu'ici, nous chercherons à voir comment les données analysées jusqu'ici s'intègrent aux éléments plus réfléchis et synthétiques de la pensée de Dostoïevski, fournis dans le "Journal d'un écrivain" et par les Carnets ou notes personnelles.



1) SOUMISSION PASSIVE


Envisagés en fonction de la liberté, un certain nombre de personnes apparaissent comme de pauvres épaves ballottés sous l'influence de toutes sortes de pressions contradictoires. Ils subissent la réalité sans l'assumer. Soumis à la "raison raisonnante" du 'RASSOUDOK", certains d'entre eux pourrissent dans le mal, entraînés par leur milieu. Parmi eux, également de "braves gens" mais surtout des êtres insignifiants.

Ils peuvent pourtant jouer à l'occasion un rôle relativement important mais toujours passif.


On discute aujourd'hui sur l'appartenance du monde fémiinin à cette catégorie. Berdiaëv le pensait. (1)  Paul Evdokimov fait à ce propos un certain nombre de réserves qui me semblent tout à fait  justifiées. (2)


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(1) Nicolas Berdiaëv : 'L'esprit de Dostoïevski."

(2) Paul Evdokimov : Gogol et Dostoïevski ou la descente eux enfers, Desclée de Brouwer, Bruges 1961, p.

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(à suivre)


Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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