Dimanche 7 mars 2010
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La volonté peut ne reconnaître d'autre motif d'agir que sa fantaisie débridée, se dresser au-dessus de toute réalité étrangère et ainsi rejeter la hiérarchie des valeurs.
Cette attitude, qui lui est imputable, est la racine dernière de l'orgueil.
Elle rend impossible au vouloir arbitraire de s'élever jusqu'à l'harmonie du "moi" personnel et réfléchi puisque l'orgeuilleux crée un conflit permanent entre ce qu'il "veut être" et ce qu'il "est" en vertu de sa nature.
(priroda)
La seule voie qui puisse conduire à cette harmonie totale découle de l'attitude opposée, racine de l'humilité, sur laquelle, on le sait, Dostoïevski insistait tant.
La volonté se tourne vers cette nature et cet être. Ainsi se réalise graduellement l'harmonie progressive des deux "moi", signe de la vraie liberté.
Le "moi spontané" au début tout puissant s'efface peu à peu de lui-même devant le moi réfléchi.
Toute différence s'atténue entre eux. Nous verrons plus loin dans le détail comment s'effectue cette croissance dans la pleine liberté. En suivant les impulsions que lui dicte le "moi conscient", la volonté contribue à mener la personne à la parfaite maîtrise de soi.
La liberté authentique exige donc de l'homme qu'il soit soi-même, c'est à dire maître de soi et de sa volonté, grâce à cette même volonté.
En s'autodéterminant pour la voie de l'humble soumission à Dieu, à sa propre nature et à la réalité totale, celle-ci favorise l'éclosion et l'épanouissement du "moi" personnel et
libre.
(à suivre)
Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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Par BALCHOY
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Publié dans : poesie-action
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