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Publié par BALCHOY

 

 

 

Ainsi donc le Christ, dont parle Dostoïevski est bien le Dieu fait homme au plus précisément le Verbe fait chair de la Foi. En Lui, Dieu nous parle et nous révèle sa volonté. L’Homme Dieu élève jusqu’à son Père l’humanité pécheresse. En la synthétisant en sa personne, il entraîne à sa suite l’univers qui lui est assujetti.

 

Pour chaque individu, il est l’idéal à suivre afin de se réaliser en plénitude. Jésus Christ, la personne la plus individualisée est pourtant celle qui a la portée la plus universelle. Il est le frère le plus proche de chacun, puisque « son idéal concret et vivant » est devenu chair.

 

Personne parfaite, il est le maître le plus compétent pour mener chaque personnalité à son épanouissement.

 

La Loi et les exigences morales révélées par Lui ne sont pas l’expression d’une volonté arbitraire de Dieu. Fruit d’une liberté aimante, elles sont liées à notre bon heur et à notre perfection.

 

La gloire de Dieu, c’est L’HOMME VIVANT. En s’incarnant, Dieu ne tendait pas à détruire ni à diminuer l’homme mais à le restaurer dans sa splendeur originelle.

 

L’idéal, la perfection et la sainteté qu’il lui apporte ne sont pas quelconques, ni même seulement divins , mais ils s’identifient à son propre idéal ; sa propre perfection et sa propre sainteté.

 

Sans l’Homme-Dieu, l’homme ne peut rien et se disloque, faute d’idéal et de but valable.

 

Ce n’est que par le Christ que l’homme peut « devenir pleinement homme »   (1)

 

(1)   Dostoïevski : Literarische Schriften, éd. Piper, XII, Munchen, page 304. Cf. TH. KAMPMANN « Licht aus Osten ? » Breslau 1931, page 219 et Yvan Kologrivov : « Le Verbe de Dieu », page 219.

 

La mission de Jésus, Sauveur et Libérateur des hommes n’est pas séparable de sa personne. Sa liberté ne le concerne pas seulement ; elle est révélation de ce que serait la notre sous sa forme idéale. Partout et toujours, là où sera Jésus, il y aura liberté pour les hommes ; c’est Lui qui permet à chacun d’être lui-même dans le don total à autrui, en réalisant ainsi sa vocation personnelle et communautaire. (2)

 

(2)   « Par le Christ, l’homme est à même de « perdre son âme », de donner son « moi » à ses frères, d’aimer son prochain comme lui-même. Dans la communion avec lui, qui est la tête de tout, l’homme reconnaît et apprécie sa qualité de membre, se comprend et se prouve comme organe vivant d’un corps vivant, il s’introduit et se subordonne aux autres membres et organes qui sont irrigués par le même sang. Sans Lui, l’homme est une simple pièce d’orgue, une partie morte d’une machine inerte… » TH. Kampmann, ouv. cité, page 220.

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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