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Publié par BALCHOY

 

 

 

« L’Homme » vient à la rencontre des hommes pour leur permettre de s’accomplir en plénitude. Le péché avait tout faussé. En « croquant eux-aussi la pomme », comme s’exprime malicieusement Fédor Mikhaïlovitch, les fils d’Adam se sont séparés de Dieu à la suite de leur père.

 

Le reste de leur dignité déiforme leur est un surcroît de souffrance, en soulignant leur tragique aliénation.

 

C’est pour mettre fin à cette condition malheureuse que l’Incarnation ait eu lieu. « Il ne serait pas venu si nous étions destinés à demeurer toujours attachés au péché originel ». (1)

 

(1)     « Le voleur honnête », cité par Paul Evdokimov, page 276.

 

Sa seule existence est salvifique (2) puisqu’elle ramène le fidèle consentant à sa dignité perdue.

 

(2)     Cf. cette étude, page…

 

L’Incarnation est le moment central de l’histoire du Salut parce que, grâce à elle, une communion vitale s’établit pour ma première fois entre Dieu et l’Humanité. Toute la vie du Christ ne fait qu’en souligner la partie libératrice. Elle est le déploiement progressif » de son « image » dans le temps et l’espace et la mise à jour graduelle des virtualités qu’elle recèle. (2)

 

(3)     N’oublions pas que pour les Pères de l’Eglise, en particulier Saint Augustin, le but de la venue du Christ est la divinisation, rendue possible par l’Incarnation, qui est donc le moment central de l’histoire du salut. Toute la vie du Christ est évidemment une Incarnation continuée dont la Passion est le sommet. Cf. Yvan Kologrivov, « Le Verbe Incarné », page 36-37.

 

 

La Passion du Christ est un moment clé dans la découverte du Mystère de Jésus et la révélation par lui de l’Amour que Dieu nous porte. Elle met en évidence le sérieux du salut. Le mal accompli ne peut être vaincu que par un être qui, faisant partie de ce monde, ait le droit de pardonner. « En existe-t-il un seul, s’exclame Yvan à Aliocha ? » Sans ce pardon, pas de compensation possible, pas d’harmonie, pas de Salut. Devant la révolte passionnée de son frère, le jeune novice ne trouve qu’une réponse, mais quelle réponse :

 

     -« Frère, reprit Aliocha, une flamme subite dans les yeux, tu m’as dit tout à l’heure : « Est-il un seul être au monde qui ait le droit de pardonner ? Cet Être existe, il peut pardonner tout et à tous, puisqu’il a versé son sang pour la Rédemption des hommes, son propre sang innocent. »

 

(4)     « Les Frères Karamazov », page 266

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com


 

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