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Publié par BALCHOY

 

2/ LE CHRIST, Liberté qui libère.

 

Grâce au Christ, l’homme sait qu’il n’est pas un être purement terrestre. La science, qui se proclamait au temps de Dostoïevski, savoir universel et absolu, ne peut épuiser les richesses de notre être, puisqu’elle n’a aucune prise sur le monde spirituel. La « chair lumineuse » de l’Homme-Dieu, l’éclat de son esprit céleste ne nous sont pas seulement donnés comme simple objet de contemplation, ils doivent nous aider à atteindre notre perfection en réalisant notre destin.

 

     -«Le Christ est venu précisément pour que l’homme apprenne que la nature de l’esprit humain peut apparaître dans cet éclat terrestre en réalité et en chair, et non pas seulement dans la rêverie et dans l’idéal, que c’est naturel et possible. » (1)

 

(1)   « Carnets des démons », page 897

 

En réalisant un idéal universel, Jésus crée une forme humaine de liberté que seul il possède en plénitude. Tout être humain aspire nécessairement consciemment ou non à « se transfigurer dans le « moi » du Christ comme en « son » idéal. (2)

 

(2)   « Carnet de Macha, page 65. C’est moi qui ai souligné le mot « son »

 

Pour tous et pour chacun, le Christ est donc l’idéal et l’exemple à suivre pour atteindre sa propre perfection. Autrement dit, il offre la voie la plus rapide vers cette vraie liberté qui consiste à être soi-même, en assumant pleinement sa condition humaine.

 

Il nous reste à voir comment Jésus révèle l’essence de la vraie liberté. Lorsqu’il cherche à exprimer d’une façon réflexive la mission du Sauveur, Dostoïevski s’oriente dans une direction plus spécifiquement orientale. Il envisage surtout ce salut comme une transformation vivante de l’homme. (3)

 

(3) Saint Isaac le Syrien, si cher à notre écrivain, voyait avant tout dans la mission terrestre de Jésus sa compassion infinie envers les hommes; l’amour de celui qu’il appelle le « Philanthrope » après le pseudo-Denys dépasse la notion proprement dite de sotériologie. (Cf. Paul Evdokimov, l’orthodoxie, page 61

 

Jésus vient rappeler à l’humanité les vraies dimensions de sa nature, estompée par la condition pécheresse. (4)

 

(3)   « La vie de Jésus » est manifestation de l’amour, cette force qui fait éclater tout déterminisme et qui exprime sans doute l’essence même de la personne qui « existe » dans la mesure où elle « aime ».

Roger Garaudy dans son Témoignage sur l’homme de Nazareth dans « Evangile Aujourd’hui (n° 64) écrit justement : « Toutes les sagesses, jusque là méditaient sur le destin, sur la nécessité confondue avec la raison. Il a montré leur folie, Lui, le contraire du destin. Lui, la liberté, la création, la vie. Lui qui a défatalisé l’histoire » page 13

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com


 

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