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Publié par BALCHOY

Mais si l’on se réfère à la personne du Christ, on voit de suite qu’il faut inverser les données. Jésus n’a du se référer à aucune norme extrinsèque. Sa nature humaine dut lui peser moins qu’à tout autre, puisque c’est Lui-même ; conjointement au Père et à l’Esprit, qui s’est donné cette matière d’être. Le Christ est l’homme qu’il a voulu être puisqu’il « réalise » l’idéal humain. (1)

 

(1)   Dans les « Carnets des démons » il est dit clairement que ce n’est pas l’idéal de l’homme qui est Jésus-Christ mais le « Verbe incarné, Dieu incarné qui est l’Idéal de l’homme. (page 968) C’est pour cette raison que Dostoïevski insiste tant sur l’incarnation concrète du Christ, car cette dernière fonde toute l’existence. (Carnet des démons, page 953) On peut également se référer à l’idéal moral. (Cf. cette étude, page…) Dostoïevski ne croit pas tant à une analyse réflexive de la personne humaine qu’à un regard vrai sur le Christ toujours vivant pour découvrir, en toutes circonstances, le comportement à suivre.

 

Jésus à choisi sa manière originale de refléter l’infini dans le fini. Il l’a fait Personnellement d’abord et ensuite pour nous. Ce choix n’est pas résolu sans certains tiraillements inhérents à notre condition, qui implique la possibilité de consentir ou de se dérober à notre nature. Jésus n’y a pas fait exception. Et, parce qu’au départ il a bien en courir le risque, il a du lui aussi, comme tout homme, accueillir son être d’homme, y consentir activement. Sans doute est-il dans une situation privilégiée, puisqu’il en est l’auteur, en tant que Dieu. Mais, comme homme, Jésus a accepté les limitations de notre nature. Nul doute que la liberté du Christ, et du même coup du chrétien, est joyeuse, légère et créatrice, mais le Maître a du franchir lui-même, comme nous, son chemin de tentation. Ce n’est pas par hasard si la tentation du Christ occupe une place si importante dans l’œuvre de Fédor Mikhaïlovitch et si elle est l’évènement de sa vie qu’il relate le plus fréquemment. Il y voyait en effet une preuve manifeste de ce que le Verbe fait chair est bien l’un d’entre nous, de chair et de sang.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com


 

 

 

 

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