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Publié par BALCHOY

 

 

Pour vaincre le pessimisme engendré en son cœur par le spectacle de ce « symbole type du monde altéré par le mal" et reprendre conscience avec la bonté essentielle du monde, il faut se rattacher à l’innocence originelle, grâce au « bien », solide et plein de sens », qui nous unit à la Vie vivifiante du Verbe. (1) 

 

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(1) Dostoïevski : Literarische Schriften, ed. Piper, XII, Munich, page 304

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En sa qualité de microcosme, l’homme est responsable de l’harmonie cosmique. Qu’il se modèle sur son idéal divin, il la rétablira en lui et autour de lui. Sans contrainte, l’univers reconnaît pour son Seigneur l’homme sanctifié, devenu Christophore :

 

     -« Là-bas, dans la forêt, erre un ours redoutable, menaçant et féroce, sans qu’il y ait de sa faute. Et je lui racontai, comment un grand saint qui faisait son salut dans la forêt, où il avait sa cellule, reçut un jour la visite d’un ours. Il s’attendrit sur la bête, l’aborda sans crainte, lui donna un morceau de pain.  « Va, lui dit-il, que le Christ soit avec toi et le fauve se retira docilement sans lui faire de mal…. Que c’est bien, comme toutes les œuvres de Dieu sont admirables. » (2)

 

(2)   « Les Frères Karamazov », page 317. On retrouve ici le courant « franciscain » duquel, par bien des aspects, Dostoïevski était proche. Cf. Nicolas Berdiaev, « L’esprit de Dostoïevski, page

 

Ainsi grâce à l’Homme Dieu, toute existence animée ou inanimée « jusqu’à la moindre foliole », est riche de sens et pleine de valeur.

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

www.poete-action.ultim-blog.com

 

 

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