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Publié par BALCHOY

 

 

« Je sais que l’Eglise chrétienne a professé dès les premiers siècles, que les souffrances du Christ ne furent pas symboliques mais réelles et que son corps fut soumis sans restriction aux lois de la nature. (1)

 

(1)     « L’Idiot » page 496.

 

Nulle part, notre auteur ne s’attarde à décrire le « comment » de l’Incarnation. La réalité de l’union de la Divinité et de l’humanité en Jésus lui suffit. Toutefois, il lui arrive d’utiliser des expressions qui vont un peu au-delà de la « gignetaï » de Saint Jean. Le Christ est « reflet » et « image de Dieu » (2) dans la perspective des néoplatoniciens des Pères de l’Eglise et de toute la Tradition orientale.

 

(2)     Colossiens, 1,15

(3)     Cf. en particulier Saint Grégoire de Nysse et Clément d’Alexandrie.

 

La théologie spéculative ne l’intéresse pas. Aux spécialistes le soin de préciser et d’argumenter ! Mieux vaut selon lui « simplement croire » (4) Il est assez facile de décrire à partir des données fournies par son œuvre quelques principes clés. L’essentiel de la Christologie dostoïevskienne se résume dans la reconnaissance de l’union parfaite de Dieu et de l’image idéale de l’homme au sein de l’unique personne du Christ. « Verbe de Dieu incarné » et « homme idéal » l’Homme-Dieu est l’intermédiaire unique et universel entre ciel et terre. En Lui, Dieu et le Cosmos se rapprochent mystérieusement et s’unissent sans toutefois se confondre. La double dimension de la personne de Jésus explique la dualité de sa Mission. Parfait révélateur de Dieu, il est tout aussi parfait révélateur de l’homme. En lui, tout à la fois, nous découvrons Dieu et le meilleur de notre destinée. (5)

 

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(4). l’importance à ses yeux de la foi « populaire », page…

(5) On reconnaît ici le fondement du « théandrisme »doctrine que Vladimir Soloviev développera sous une forme systématique. Depuis le Christ, le divin et l’humain sont à ce point mêlés en l’homme qu’ils agissent indissolublement en lui.

 

Image parfaite de l’être humain, Jésus est aussi image idéale de l’homme, « personnalité synthétique de l’humanité entière » et même synthèse de l’univers. (6)

 

(6) « La nature synthétique du Christ est étonnante, c’est la nature de Dieu, par conséquent le Christ est le reflet de Dieu sur terre. » Carnet de Macha, page 60-67.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

 

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