Catégories

Publié par BALCHOY

Par tempérament, je suis bavard et pourtant tout ce que je peux avoir de bon, je le dois au silence. (Cioran page 743)

 

L'insomniaque est par nécessité un théoricien du suicide (page 741)

 

 

Le cheval ne sait pas qu'il est cheval. - Et puis après ?  On ne voit pas ce que l'homme a gagné à savoir qu'il est homme. (page 738)

 

Catholiques, Protestants, Juifs - non ce qui compte, c'est ce qu'un homme est, le reste est bagatelle, malheureusement ce reste seul est pris en considération par le monde. (page 667)

 

N'avoir pas la foi, est-ce une infirmité ou une injustice ? Ni l'un ni l'autre. (page 659)

 

Le bonheur de mourir sans postérité. (page 664)

 

Aller le long des rivières et casser des noix comme les enfants et les clochards; c'est le bonheur. (page 616)

 

Je prends part pour les Cathares et pour n'importe quelle hérésie pourchassée par l'Eglise. Mais si une de ces sectes l'avait emporté, elle aurait été aussi intolérante que l'a été le Christianisme officiel. (page 614)

 

On ne s'intéresserait pas tant aux autres, si l'on avait l'espoir de rencontrer un jour quelqu'un plus seul que soi. (page 592)

 

En enfer, on peut encore espérer : mais au paradis, il n'y a plus place pour l'espoir, il n'y a plus de place pour rien. (page 612)

 

J'aime mieux un écrivain exaspérant qu'un écrivain ennuyeux (page 550)

 

Je n'ai qu'une religion, Bach. (page 523)

 

On peut se pardonner un crime, non une bassesse. (page 523)

 

Léon Bloy ou Nietzche ou Dostoïevski - ce que j'ai aimé en eux, c'est la souffrance ou l'exagération ou plutôt les exagérations de la souffrance. (page 494)

 

 


 

Mon anniversaire, passons. (page 494)

 

 

 

 

 

 

Ces extrait sont cités de l'imposant ouvragede CIORAN : "CAHIERS 1957-1972" -  NRF - Gallimard (1997) dont je vous conseille de lire le livre intégral.

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

Commenter cet article