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Publié par BALCHOY

 
De : Michel Peyret [mailto:michel.peyret@gmail.com]


Paul Mattick, nous dit Pierre Souyri, appartient à une génération qui n’a pas la naïveté de croire que la révolution est en vue dès que le capitalisme entre en crise. La révolution dit-il, n’est jamais une certitude mais elle n’est pas non plus un « pur rêve marxien », car si le prolétariat ne peut pas se faire le fossoyeur du capitalisme et n’en conçoit même pas l’idée pendant les phases où le système parvient à se consolider en retrouvant la capacité d’accumuler, nul ne peut préjuger de ce qu’il adviendra, s’il se confirme que les contradictions du régime disloquent les fondements économiques sur lesquels a été bâtie la société intégrée. Le catastrophisme de P. Mattick n’est plus aussi optimiste que celui de Marx ou même de Rosa Luxemburg. Mais il n’est pas non plus tout à fait désespéré.
Il est bon d'entendre que l'évolution historique n'est pas une fatalité, ni en un sens, ni dans l'autre. Et, sans doute, les crises du capitalisme font-elles mieux percevoir la nature réelle de ce dernier. Mais ce ne sont pas les théoriciens qui auront le dernier mot. L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes !
Michel Peyret

 

https://mail.google.com/mail/u/0/?pli=1#inbox/144fce2bb536123c

 


Vous ne trouverez ici qu'une petite partie d'un article que je vous conseille de lire intégralement à l'adresse suivante :

 

 

 
"Ignorer ou rejeter l’idée que le marxisme est fondamentale-ment une théorie de l’impossibilité d’un développement illimité du capitalisme, ainsi que l’ont fait presque tous les théoriciens de la IIe Internationale et les bolcheviks, équivaut à amputer la pensée de Marx de la dimension la plus essentielle.
Or cette mutilation n’est évidemment ni fortuite ni dépourvue de signification : elle traduit, au contraire, l’apparition dans la social-démocratie et parmi les bolcheviks d’un projet politique qui a cessé de coïncider avec celui de Marx. En posant que les contradictions du capitalisme vont en s’atténuant, que l’échange entre les deux départements de l’économie reste toujours possible ou encore que la cartellisation introduit dans le système des éléments de direction consciente qui en tempèrent l’anarchie originelle, les révisionnistes et les austro-marxistes fondent, en théorie, une pratique dont l’expérience montrera qu’elle n’a pas d’autre fonction réelle que de seconder l’accomplissement d’un processus d’auto-rationalisation du régime capitaliste…
Il est vrai que pour les bolcheviks, le passage au socialisme présuppose la destruction de l’État bourgeois alors que les social-démocrates prétendent s’en emparer graduellement pour le faire servir aux fins du socialisme. Mais leurs divergences ne portent que sur les moyens de parvenir au même but : la mise en place d’une économie étatisée qui ne connaîtra plus les ruptures de proportion et les désajustements que le capitalisme est incapable d’éliminer complètement lui-même.
Le socialisme tel que le conçoivent les social-démocrates et les bolcheviks n’est qu’un capitalisme expurgé de son anarchie.
Seule à cette époque, Rosa Luxemburg s’est située sur le terrain du marxisme authentique, en maintenant que le capitalisme décrit une trajectoire historique au cours de laquelle il détruit, par sa propre expansion, les conditions de son fonctionnement ...
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P. Mattick appartient à une génération qui n’a pas la naïveté de croire que la révolution est en vue dès que le capitalisme entre en crise. La révolution dit-il, n’est jamais une certitude mais elle n’est pas non plus un « pur rêve marxien », car si le prolétariat ne peut pas se faire le fossoyeur du capitalisme et n’en conçoit même pas l’idée pendant les phases où le système parvient à se consolider en retrouvant la capacité d’accumuler, nul ne peut préjuger de ce qu’il adviendra, s’il se confirme que les contradictions du régime disloquent les fondements économiques sur lesquels a été bâtie la société intégrée. Le catastrophisme de P. Mattick n’est plus aussi optimiste que celui de Marx ou même de Rosa Luxemburg. Mais il n’est pas non plus tout à fait désespéré."
Pierre Souyri

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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