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Publié par BALCHOY

 

 Semaine dernière, l’émission « Envoyé spécial » sur le « Deux » française : deux sujets contrastant sur les français qui quittent leur pays: le rôle positif joué par un Français dans la décision d'Obama de nationaliser temporairement une partie de l’industrie automobile et par ailleurs l'égoïsme de cet exil fiscal vers la Grande Bretagne, mon pays et d’autres.

Il fut question d'abord de ces  industriels enrichis par leur travail qui, pour ne pas payer un impôt qu’ils jugent confiscatoire (à plus d'un millions  d'euros de revenus !), ont choisi de s'expatrier sans pour autant transférer à l’étranger les activités qui les enrichissent.

 

L'émission présenta ensuite ces jeunes, au début de leur vie professionnelle, qui espèrent réussir plus vite en choisissant un pays à fiscalité réduite.

En pensant à cet industriel français du luxe, qui a choisi de transférer en Belgique sa fortune hors norme pour la transmettre à ses enfants dans des conditions privilégiées, je ne suis pas fier de mon pays ni  de cet adjoint au maire d’Ixelles, commune de refuge de beaucoup d’émigrés fiscaux qui se réjouit  de la présence chez nous de tant d'étrangers qui refusent de se solidariser avec leur pays natal. Cette présence enrichit peut-être une commune déjà privilégiée mais sûrement pas les pauvres de Belgique.

Je pense aussi à cet autre, éternel Ministre Belge qui vient de s’établir à Uccle, également  cité refuge pour tant des transfuges fiscaux, qui incite les fortunes étrangères à s’établir chez nous, par ces intérêts notionnels qui permettent  à ces "indélicats" favorisés, firmes ou individus, d'éluder chez nous l'impôt

En Belgique, suite à une fiscalité totalement injuste,  le travailleur est vite taxé à 25 %, tandis que  rentes ou plus-values sont exemptes d’impôt, ce qui permet à un milliardaire belge de constater qu'il paye moins d'impôt que les personnes au salaire modeste à son service 

 Le travailleur belge qui gagne bien sa vie aura même intérêt, surtout au début de sa carrière, à  aller tenter sa chance en France où il sera moins taxé que chez lui.

En revanche dès  qu’on possède une fortune conséquente, l’exil en Grande Bretagne ou en Belgique devient nettement plus rentable.

 

A Paris, comme d'ailleurs à Bruxelles,  tant d’homme et de femmes sont obligés de dormir dans les rues glaciales l'hiver, tandis que ces français égoïstes refusent de payer en France leur part de la solidarité nationale. Dégoutant !

Quant à ceux qui à Londres  gagnent très bien leur vie en favorisant cette hémorragie néfaste, bien qu'en règle avec la législation d’une Union Européenne qui ne trouve rien à redire à ces enrichissements faciles mais décident de restreindre l’aide aux plus pauvre dans la communauté, je trouve antisociale et antinationale leur activité favorisée certes par cette CEE-là celle  de Barroso  & Cie, qui  soutient si souvent  l'injustice organisée !

Le jour viendra sûrement où les travailleurs européens s’insurgeront contre la dictature de ce capitalisme organisée méthodiquement par ces commissaires européens non élus qui favorisent une Europe où les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus démunis.

 

Et si demain, un vrai gouvernement de gauche en France, prenait vite de vraies mesures pour contrecarrer ces émigrations sauvages, par exemple, en interdisant toute activité financière ou commerciale en France à ces exilés fiscaux durant un temps proportionnel à leur séjour dans l’hexagone.

N'est-ce pas immoral de continuer à gagner beaucoup d’argent en France sans en  faire profite ses concitoyens par l’impôt proportionnel au revenu justement suscité dans le pays.

 

L'émission nous présenta ensuite un  français, spécialiste de l'industrie automobile,  vivant aux USA, dont malheureusement je ne peux retrouver le nom, qui conseilla, avec d’autres bien sûr, au Président Obama de nationaliser provisoirement des firmes les plus en danger dont "General Motors" pour les aider à surpasser ce moment difficile. Ce qui fut fait.

Bien entendu, le sauvetage de ces sociétés ne se fit pas sans mal ni conditions et de nombreux travailleurs  y ont  malheureusement perdu leur boulot.

Mais, l’effort de l’Etat, qui a dépensé beaucoup de dollars dans l’opération, a payé et aujourd’hui, les voitures, peut-être un peu plus petites, moins couteuses se vendent bien aux USA tandis qu'un nombre croissant de travailleurs qui avaient perdu leur travail sont réembauchés par leur ancienne entreprise, comme cela avait été promis en cas d’amélioration économique.

Ce Français, contrairement aux égoïstes exilés fiscaux fait honneur à la France et dommage que son pays, malgré les efforts du Ministre de Montebourg,  ne suive pas son exemple en nationalisant par exemple une sidérurgie dont on peut se demander si Mittal ne l'a pas achetée, comme ce fut aussi le cas à Liège,  seulement pour se débarrasser d'un concurrent gênant.

A chaque élection, nationale ou Européenne, il est en notre pouvoir de favoriser une autre Europe que celle du capitalisme débridé et de la concurrence féroce que nous connaissons.

 

 

Yvan Balchoy

 

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