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Publié par BALCHOY

J'ai reçu du très intéressant blogue d'Alaindépendant que je vous recommande vivement cet article sur un sujet qui m'est cher. Vous le trouverez en entier à l'adresse citée à la fin de cette page.

 

 

Cet article, qui stigmatise Marx et le communisme mais pose de vraies questions de fond sur l'un des thèmes de ce blogue - foi et transformation sociale - est de nature je l'espère à susciter un débat: à vos claviers !


Tribune libre unitarienne vol.2, no.1, 2006 

« Je suis communiste.» Je pense que seulement la déclaration qui pourrait  davantage  choquer  mon cercle restreint d’amis serait de dire que « je suis gay ». Mais,  malgré tout,  au fond, je pense avoir  un parti pris pour le communisme.  

 Les églises américaines contemporaines ont, en général, négligé en grande partie de vivre comme elles sont censées le faire. Partout dans la Bible, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament,  il y a des sollicitations à partager, à donner sans compter aux nécessiteux, à vivre dans l’union, à prier ensemble en quête d’un  but unique. Dieu  souhaite voir l’unité et l’amour se réaliser non seulement entre Son peuple, mais aussi entre  tous les peuples.  

 Les églises (avec un e minuscule) ont lamentablement échoué. ... L’église moderne, par exemple, néglige presque tout le côté pratique du christianisme – le partage avec les pauvres, le secours des sans-logis, et ainsi de suite.  L’accent est  mis plutôt sur la prière, la vie spirituelle et la théologie. Cela est bien et a sa place en temps et lieu. Mais il y a un autre aspect du christianisme, une vie centrée sur le Christ.  

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Je crois que cela s’applique aussi au communisme.  Les Actes des Apôtres nous révèlent que les premiers chrétiens vivaient en communauté. Je ne dis pas que cela est réalisable aujourd’hui (peut-être que oui), mais je reconnais que le principe du don gratuit, du partage de tous ce qu’ils avaient avec les autres membres du groupe, étaient de bons principes. Il y avait peu de misère parmi eux, les besoins étant comblés par la collectivité. Voir Actes 2 :44-47: « Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun. Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. . Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple ».  

 Il y a  des leçons là dedans, des leçons que plusieurs d’entre nous, au XXIe siècle, semblons avoir oubliées. Une de ces leçons est que pas tous les aspects du communisme, ou la vie en communauté, sont mauvais. 

Je suis un des rares dans mon entourage à avoir étudié l’histoire soviétique. Nous n’avions pas ici affaire à  un régime bienveillant ni à un bon exemple de l’exercice de l’autorité comme celle-ci devrait être. En fait, la lecture du livre Tortured for Christ m’a fait prendre conscience  jusqu’à quel point le mal était profond en URSS et  combien peu les Américains ont voulu faire pour secourir ceux en péril de mort.    

Je pense que comme plusieurs choses maléfiques, le communisme est une déformation d’une bonne chose. D’après les Actes des Apôtres, les premiers chrétiens, à toute fin pratique, vivent dans des communes, selon les circonstances. Ils partagent tous ce qu’ils ont avec tous ceux et celles qu’ils connaissent et ensemble ils adorent Dieu. Ce communisme paraît peut-être un peu trop pastoral et sentimental pour notre âge cynique, mais il  a existé. J’adore ce communisme d’adhésion libre.

 

Même si je me sens contrarié de le dire, je crois que la  chrétienté en occident  a besoin  d’une  Révolution, une rupture d’avec les millénaires de dogmes et de guerres théocratiques, un rejet complet des règles et manigances qui ont germées au cœur de  la tradition. Le groupe Switchfoot a déjà chanté : L’amour est un mouvement, l’amour est une  Révolution.  

 Je crois sincèrement que dans un sens l’amour du Christ est une révolution. Cette révolution  n’a rien à voir avec la violence politique et sociale, et la décapitation. Elle est simple  rupture avec l’ancienne façon de voir les choses,  et  d'aimer son  prochain.  Est-t-elle une révolution communiste? Je n’irais pas si loin. Corinthiens 13 :13 dit : Bref, la foi, l’espérance et l’amour demeurent toutes les trois, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour.  Il serait bon que nos vies soient baignées d’un peu plus d’amour.  

 Si j’avais à créer un Parti communiste chrétien, son mot d’ordre serait : « Toujours plus d’amour », faisant allusion à Jean 15:13:"Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis".  Avoir à cœur une telle révolution vaut la peine.

 Joshua Foust

 

Jeune universitaire américain, étudiant à l’université du Colorado à Boulder en science politique et relation internationale

 

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/12/04/22880057.html

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