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Publié par BALCHOY

 

 

 

 

« POUR UNE SOCIÉTÉ AU SERVICE DE L'HUMAIN »

Réflexions sur tout ce qui touche l'Humain dans ses réalités sociale, politique, économique et religieuse.


http://humanisme.blogspot.be/

 

Vous trouverez ici une partie de l'article d'Oscar Fortin, je vous engage à le lire intégralement à l'adresse ci-dessus :

 

 

 

Dans la tradition chrétienne, le carême rappelle ce temps de la traversée du désert du peuple hébreux de même que celui des quarante jours que passa Jésus au désert après son baptême. Dans le premier cas, la marche conduisait à une « terre promise ». Dans le second cas, elle conduisait aux trois grandes tentations qui guettent l’humanité dans sa marche vers cette terre promise : l’avoir comme idole, le paraître comme force de dissimulation et de tromperie, le pouvoir comme puissance de domination absolue. Selon cette symbolique, il ne saurait y avoir de terre promise sans se soustraire à la prédominance de ces trois forces destructrices d’humanité. Ce fut là le défi que releva Jésus de Nazareth en disant un non sans équivoque à chacune de ces trois tentations et en payant de sa vie ce choix essentiel pour ouvrir la voie conduisant à cette terre promise.
En tant que croyant, mais aussi et, surtout, en tant qu’humain, je vis cette traversé du désert en regardant le monde dans lequel je suis. Les pays les plus développés, en termes de richesse et de puissance militaire, s’unissent dans une coalition pour lutter contre de nombreux peuples pour se les asservir et leur en prendre les richesses. Ils disent que c’est pour sauver des vies civiles, faire respecter les droits de la personne, rétablir la démocratie, etc. Pourtant, bien des vies civiles sont menacées en Palestine, au Yémen, en Bahreïn ainsi que dans de nombreuses régions du monde et là pas de coalition pour aller protéger ces vies humaines. Par contre, ils s’en prennent bien souvent à des démocraties bien vivantes alors qu’ils s’accommodent facilement avec les dictateurs et les régimes autoritaires qui les servent bien...

En tant que croyant, je me permets de rappeler aux dirigeants des diverses églises qui se réclament de Jésus de Nazareth que les temps sont venus pour eux de briser les liens de complicité et de complaisance avec cet empire qui depuis Constantin se nourrit de l’Avoir, du Pouvoir et du Paraître pour s’asservir les peuples de la Terre. Le pape François avance sur cette voie, mais, dans les circonstances actuelles, le geste à poser ne peut qu’être que radical et sans retour. Il n’y a plus de place pour la demi-mesure. Ce fut le geste posé par Jésus de Nazareth face à cet empereur suprême, symbolisé par le « Tentateur ». Ce geste s’appelle  conversion, au sens que lui a donné l’apôtre Paul sur le chemin de Damas. Le pape François, se référant à ce personnage des tentations qu’il nomme Satan, disait tout récemment ceci :
« Satán es "un seductor" que no se puede "dialogar" con él. »

 

Oscar Fortin

 


 

 

J'aimerais prolonger modestement la réflexion d'Oscar Fortin en rappelant la Légende du Grand Inquisiteur qui fait partie du chef d'œuvre de Dostoïevski "Les Frères Karamazov".

 

En pleine période d'inquisition, le Christ revient à Grenade, il est immédiatement reconnu par la foule et les miracles surgissent à sa suite.

Informé le Grand Inquisiteur le fait arrêté et la nuit interroge longuement son prisonnier silencieux. A vrai dire, il parle à sa place en lui reprochant son attitude face à Satan Dans le désert.

 

 

 

 

 

J'aimerais prolonger modestement la réflexion d'Oscar Fortin en rappelant la Légende du Grand Inquisiteur qui fait partie du chef d'œuvre de Dostoïevski "Les Frères Karamazov".

 

En pleine période d'inquisition, le Christ revient à Grenade, il est immédiatement reconnu par la foule et les miracles surgissent à sa suite.

Informé le Grand Inquisiteur le fait arrêté et la nuit interroge longuement son prisonnier silencieux. A vrai dire, il parle à sa place en lui reprochant son attitude face à Satan Dans le désert.

 

 

 

 

tours-du-desert.jpg 

 

QUETE DU DESERT par Charles Hermand 

 

 


 Le cardinal nonagénaire rappelle le séjour et les tentations du Christ au désert et son refus d'accepter de succomber aux trois tentations fondamentales, le pain, le miracle et l'autorité qui, selon Satan, lui auraient permis de conquérir le monde et d'en devenir le maître absolu.

Il reproche au Christ d'avoir donné trop d'importance à la liberté de l'homme, car pour lui, sans libre choix, la foi n'existe pas.

 

Parlant au nom de l'Eglise catholique romaine, que le grand écrivain russe, orthodoxe passionné, méprisait, le cardinal de Grenade reconnait  que l'institution romaine a dû corriger le message évangélique en supprimant cette liberté trop lourde à porter pour les pauvres hommes.

A la fin de son long monologue, il menace le Sauveur qu'il reconnaît pourtant comme ce Fils de Dieu adoré officiellement par l'Eglise, de  le faire brûler comme un hérétique sûr que la Foule qui hier l'applaudissait, serait la première à lui obéir en nourrissant son bucher.

Mais le Christ, toujours aussi silencieux ne lui répond qu'en l'embrassant sur la bouche à la manière russe puis  disparaît dans la nuit.

Je pense que la critique du grand écrivain russe ne concerne pas que l'Eglise romaine.  Nos sociétés actuelles qui se disent libres et démocratiques agissent si souvent à l'image du vieillard de Grenade en replaçant la liberté humaine si gênante par "le pain et les jeux" comme le disaient déjà les romains qui permettent à une toute petite minorité ayant clairement choisi le pouvoir et l'argent de ne laisser à la grande majorité des hommes que les miettes de leur festin dont il était question dans l'histoire du livre de Job.

 

Aujourd'hui nous ne serons vraiment disciples du Christ qu'en faisant comme lui le choix de la liberté et d'une société ou du haut jusqu'au bas de l'échelle sociale les hommes  vivront entre eux d'une façon solidaire



 

L'avènement du pape François me donne un petit espoir de ce que demain les disciples de Jésus seront  davantage au sein de notre humanité des "écloseurs" de liberté et de fraternité.



                                         Yvan Balchoy

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

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