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Publié par BALCHOY

BRULANTE ERUPTION (REDITION)

 

 

Ma tendre  amie,

cette longue nuit

en escaladant les flancs

de votre corps brûlant,

 en approchant mes lèvres

de votre buisson ardent

et de ses troublants cratères.

je vous ai découverte

fougueux volcan,

sauvage ouragan.

 Pourtant,

c’est en prenant tout mon temps

que je fais l’école buissonnière

au sein de votre forêt capillaire

à l’odeur si doucement primevère,

puis de doucement caresser

vos neigeuses collines

devenues sauvagines

avant d’embrasser

le sombre granuleux

du duvet délicieux

de vos buissons axillaires

merveilleux préliminaires

à la découverte

de vos délices lombaires.

 Enfin me voici accueilli

au soyeux  parvis

de votre toison triangulaire

d’où s’échappent des parfums corsés

qui m’enivrent à satiété

de votre évidente féminité.

 Enfin vus m’accueillez

au cœur de vos terres

Enfoui en votre mystère

me voici ondoyé

de cette vivifiante sève

qui jaillit de vous sans trêve

et fait de votre secret

le plus doux des attraits.

Du bout des doigts,

je me suis enfoncé tout droit

au fond de votre puits gourmand

 d’où s’écoule généreusement

une tendre lave

tellement suave

à l’image de cette passion

dont votre corps

si merveilleuse amphore

 exprime les émotions.

Et je goûte à fleur de langue,

votre liqueur ensorcelante

 Cette nuit,

ma ravissante  mie,

vous m’avez donné à boire

en votre charnel ciboire

un vin vermeil

porteur de votre soleil

et ma bouche comblée

s’est retrouvée

sur la plus belle des plages

où mes lèvres

 en fièvre

ont longuement joui

en lui  donnant mille chatouillis

de  votre coquillage

d’où s’écoulait en un doux clapotage

le plus savoureux des breuvages.

 Devant mes yeux éblouis,

si délicieusement  arrondie

vous chevauchez  mon corps englouti

 qui  tout à tour s’enfonce

dans vos voluptueuses fronces

puis en ressort

toujours plus fort,

jusqu'à ce moment exquis,

où vaincu par vos atours

il se liquéfie à son tour

et se mêle à votre ambroisie.

 Je me sens vôtre

de ce bonheur,

de cette chaleur

qui de nous déborde

je vous sens mien

à travers tous nos va-et-vient,

Je nous sens  « nous »,

de mon cou à vos genoux

enfin partout,

à l’abri pour un instant

de ce temps

si souvent tourment.

 La brûlante éruption

s’est muée en douce émotion

Je me sens  bien,

je vous appartiens.

 

YVAN BALCHOY

 

 

 

 

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

solidaire des résistants du Ghetto de Gaza

 

 

 


 

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