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Publié par BALCHOY

L'Espagne fidèle à elle-même... Et le pape François, fidèle à qui?

Xarlo@aol.com

à xarlo
 
Le Monde.fr
13-10-13/Par AFP
publié aussi dans le JPB de ce jour

 

 
La béatification, dimanche 13 octobre, en Espagne de plus de cinq cents religieux, pour beaucoup morts pendant la guerre civile aux mains de miliciens républicains, a provoqué l'indignation de victimes du franquisme. Alors que le pays peine à faire la lumière sur les exactions commises entre 1936 et 1939, les associations de victimes de la dictature de Francisco Franco ont dénoncé cette béatification comme un "acte politique d'affirmation franquiste".
"Je m'unis de tout cœur à tous les participants à la célébration", a pour sa part déclaré le pape François dans une vidéo enregistrée, qui a été saluée par des applaudissements nourris à Tarragone, sur la côte orientale de l'Espagne, où les organisateurs attendaient notamment deux mille sept cent vingt religieux et près de quatre mille proches des béatifiés. Le gouvernement conservateur était représenté par ses ministres de la Justice, Alberto Ruiz Gallardôn, et de l'Intérieur. Jorg e Fernandez Diaz. Le président de la région de la Catalogne, Artur Mas, était aussi présent.
Dédiée aux "martyrs du XX' siècle en Espagne", la cérémonie de béatification de cinq cent vingt-deux religieux, morts pour, la grande majorité pendant la guerre civile [...] était présentée par les médias espagnols comme "la plus grande béatification de l'histoire de l'Église. [...]
La conférence épiscopale espagnole avait apparemment voulu éviter la controverse politique en ne faisant pas allusion à la guerre civile dans l'annonce de la cérémonie, usant du terme plus large de "martyrs du XX' siècle". [...] Au Vatican, le pape a été plus explicite, déclarant que ce dimanche "sont proclamés bienheureux à Tarragone environ cinq cents martyrs tués pour leur Foi pendant la guerre civile espagnole [...]".
Pour les associations de victimes de la dictature de Francisco Franco (1939-1975). la béatification était bien un "acte politique d'affirmation franquiste".
"Vous devez savoir que l'Église catholique a soutenu le soulèvement militaire de Franco contre la République espagnole en 1936, a considéré la guerre civile comme 'une croisade ' en soutenant les généraux qui s'étaient soulevés, a légitimé la dictature fasciste et la féroce répression que celle-ci a exercée sur les Espagnols", a écrit la Plateforme pour une commission de la vérité sur les crimes du franquisme [...] dans une lettre adressée au pape François [...].
"Après la mort du dictateur, rien n'a changé. [...] D'un côté, la hiérarchie catholique espagnole {...} honore certaines victimes avec des béatifications et canonisations en masse et de l'autre, elle oublie celles de la répression franquiste" poursuivait-elle, en réclamant l'annulation de la cérémonie.
Parmi les milieux les plus progressistes de l'Église, minoritaires en Espagne, des voix s'étaient aussi élevées ayant la béatification. "Soixante-quinze ans après ces faits, la hiérarchie de l'Église catholique semble vouloir maintenir ouvertes les blessures, en honorant massivement les victimes d'un seul camp", écrivait [...] Redes Cristianas. [...]
Malgré la pression internationale accrue ces dernières semaines, avec une demande des Nations unies d'enquêter sur le sort de dizaines de milliers de disparus victimes du franquisme et une enquête ouverte par la justice argentine, l'Espagne invoque une loi d'amnistie pour refuser d'ouvrir ce douloureux dossier.

 

 

 

 

Dommage que cette béatification de nombreux  vrais ou pseudos martyrs dont certains furent parlois en même temps bourreaux n'aie pas été postposée ou annulée par le pape François. (Yvan Balchoy)

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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