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Publié par BALCHOY

 

 

Je ne parlerai pas aujourd’hui de leur présence constante depuis 2000 ans dans le peuple dont est issu Jésus qui les a décrits sévèrement dans l’Evangile. Heureusement, aujourd’hui pas plus qu’hier, ils ne représentent ni  la substance ni la vitalité du peuple juif, que je me refuse à confondre avec l’Etat impie d’Israël.

 

C’est vrai que toute « religion » est une construction partiellement humaine ; parmi ses fidèles et surtout ses dirigeants il ya toujours, il y a toujours eu des fanatiques plus soucieux de la lettre que de l’esprit du fondateur et très souvent très rigides quant à l’application de règles cultuelles ou morales.  Cela leur permet d’exercer sur les croyants une grande autorité dont ils abusent souvent.

 

En France de grandes mutations sociales agitent la société. L’homosexualité autrefois rejetées et parfois punie de mort est considérée par un nombre croissant de nations comme la Belgique ou de citoyens français est de plus en plus admise comme une caractéristique psychosomatique possible de l’être humain et non plus comme un vice honteux.

 

Même si position officielle de l'Eglise romaine a un peu évolué à ce sujet, il n'en demeure pas moins que pour beaucoup de catholiques de droite les gays ou lesbiennes ne sont pas capables d'adopter des enfants sous le prétexte que seuls l'amour d'un père et d'une mère peut bien élever un enfant, ce qui est contredit si souvent dans la réalité.

 

La société a commencé à accorder certains droits limités aux couples homosexuels soucieux de vivre au grand jour leur amour. Beaucoup d’entre eux voudraient aujourd’hui que le mariage leur soit pleinement accessible.

 

Le cardinal de Paris, dont l’orientation religieuse est plutôt traditionaliste n’est pas favorable à cette évolution ni  à cet autre courant de pensée qui voudrait permettre à tout citoyen confronté à une difficile fin de vie ou à une maladie très invalidante de choisir le moment de sa mort.

 

Quand il s’adresse à des catholiques qui acceptent son autorité morale, ce prélat a le droit de leur demander de respecter ce qu’il estime, à  tort ou à raison, comme essentiel à la foi catholique.

Depuis 1905, l’Etat s’est proclamé laïc et s’il entend protéger les différentes opinions religieuses ou philosophiques,  il n’en professe pour sa part aucune à part les « droits de l’homme et du citoyens » reconnus par la Révolution Française.

 

En faisant lire, le 15 août,  dans toutes les églises de France une prière où il rejette le projet du gouvernement socialiste de reconnaître le mariage pour les homosexuels ou de permettre l’euthanasie, le cardinal de Paris outrepasse ses droits car il cherche à imposer à tous les citoyens français catholiques ou non ses propres convictions.  Certes, je comprends très bien qu’il soit consulté comme d’autre autorités quand il s’agira de prendre une décision sur ce mariage à la fois hétérosexuel et homosexuel ou l’euthanasie mais pas qu’il veuille imposer son autorité aux non croyants.

 

Je souhaiterais que Monseigneur Vingt-Trois soit aussi exigeant quand l’Etat persécute les Roms, ce qui, hélas, est encore le cas, avec ce gouvernement socialiste.

Certes il avait bien protesté durant la présidence de Sarkozy mais son entrevue d’alors avec le Ministre de l’Intérieur d’alors se termina par une poignée de main chaleureuse qui ne fut certainement pas profitable aux malheureux roumains persécutés par Sarkozy comme par leurs propres concitoyens.

 

A mon humble avis, l’Evangile est sans complaisance pour des actes racistes de ce genre mais, contrairement à son fondateur, elle préfère trop souvent se focaliser sur des interdits sexuels ou éthiques, si importants soient-ils,  un peu comme ces pharisiens qui voulaient mettre à ce sujet Jésus en difficulté.

 

Je continue à trouver aussi  lamentable qu’on ait pu constater que plus on est catholique pratiquant, plus on vote pour la droite.

Pauvre publicain et pécheur, je continue à considérer la parabole du jugement dernier comme l’essence même d’un Evangile qui fut et devrait rester une Révolution permanente.

 

C’est vrai que lorsque je regarde le programme du parti républicain aux USA, avec un candidat Président Mormon et un candidat vice-président catholique déclaré, j’ai grande peur pour ce pays qu’on appelle à tort ,je crois , comme la plus grande démocratie du monde et je regrette que beaucoup de ceux qui s’y disent disciples du Christ béatifient l’argent-roi , le droit de porter des armes dans le privé  et la violence contre les pauvres du monde.

 

Comme beaucoup, j’ai applaudi et j’applaudis encore le printemps arabe en Tunisie et en Egypte qui n’a rien à voir avec la pseudo-libération de la Libye par l’OTAN qui a causé la mort de 45 000 personnes  soit , à ce jour, le double de cette guerre civile sauvage qui détruit la Syrie.

 

Mais quand je vois que les barbus, injustement persécutés par les anciens dictateurs, c’est vrai, mettent en question le droit des femmes à être les égales des hommes, j’ai peur pour ces deux pays dont la révolution fut exemplaire ; aujourd’hui de nouveaux « pharisiens » islamistes n’hésitent pas insidieusement à revenir à une Charria, interprétation machiste de l’Islam quebeaucoup de  femmes musulmanes à juste titre refuxsent.

 

Paul, persécuteur et apôtre des chrétiens, malgré  ses préjugés personnels qui apparaissent plus d’une fois dans ses écrits avait bien compris que « dans le Christ, « il n’y a plus ni homme ni femme » c'est-à-dire que nous n’avons pas le droit à partir de ces différences évidentes d’hiérarchiser la société en confiant aux mâles les fonctions religieuses dirigeantes. Mais là, c’est une autre question qui mériterait un autre article de ce blogue

 

 


 

Yvan Balchoy

Yvanbalchoy13@gmail.coml 

http://poete-action.ultim-blog.com

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A
<br /> Encore une fois d'accord sans réserves avec ce que tu écris. J'espère que des personnes influentes de l'Eglise catholique oseront contester les prises de position de l'Archevêque de Paris. Rien<br /> n'est malheureusement moins sûr. A Clermont-Ferrand, nous avons un évêque - philosophe (sa thèse est sur Marx et l'Etat ! je peux te la scanner si tu le souhaites...), saura-t-il prendre ses<br /> distances ? Les soucis "diplomatiques" et l'esprit "d'appareil" (dont on a longtemps accusé les communistes) continuent à exercer leurs ravages dans la haute hiérarchie catholique, à<br /> Clermont-Ferrand comme ailleurs. N'est pas Monseigneur Gaillot ou l'Abbé Pierre ou le Père Cardonnel qui veut !<br /> <br /> <br /> Salut et fraternité!<br />
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