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Publié par BALCHOY

A N G I N E  D E   P O I T R I N E

 

 

Mais qui donc est coupable,

de ce gâchis inconcevable ?

Est-ce ton coeur qui a trop battu,

tes muscles as-tu trop tendu ?

Est-ce les ennuis, le travail, la routine,

qui ont provoqué cette angine de poitrine ?

Un léger pressentiment me dit

qu’à ton coeur tu ne donnes du répit,

de tes soucis tu ne vides ton sac,

rien ne transparaît si quelqu’ennui te traque.

Tu diras si je m’égare ; mais je te sens capable

de nier tes chagrins jusqu’à l’irréparable.

Pour ton mal, ne vois qu’une solution,

ne refoule aucune de tes passions,

ne néglige point tes prescriptions de trinitrine,

qu’on recommande pour les angines de poitrine.

 Mais quand la crise est passée,

avec ardeur tu dois t’empresser.

Prends le temps de vivre, prends le temps d’aimer.

L’automne est là, d’une petite laine couvre ta poitrine.

Quand la coeur a chaud, c’est la meilleure médecine.

Garde-le bien au chaud, c’est essentiel,

qu’il puisse iridier une amitié fidèle.

 

 

 

Carmen Perez

Octobre 1996

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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