Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par BALCHOY

J'aime beaucoup cette maxime de Saint Augustin et je la crois intégralement (pas dans le sens des prétendus intégristes) fidèle à l'enseignement de Jésus.

Dès sa désignation, j'ai émis dans ce blog les plus graves réserves sur la nomination et l'élection d'un cardinal qui me faisait penser au Grand Inquisiteur de la Légende des Frères Karamazov de Dostoïevski.

Je n'ai pas changé d'avis, bien au contraire.

Bien entendu je ne reconnais aucunement au Pape ni aux évêques à imposer  à l'humanité toute entière ce qu'ils croient, souvent arbitrairement, être le dogme chrétien ( je n'aime pas ce mot) mais je dois aussi dire à mes frères incroyants qu'ils n'ont pas à substituer au dogme du Vatican leur dogme à eux, que je respect certes au nom de la liberté d'opinion mais que je ne me sens en aucun cas obligé de suivre.

Je n'aurais pas reproché à Benoit XVI de rappeler que la meilleure protection pour le Sida comme des millions de couples le savent à propos d'eux-mêmes c'est la fidélité dans l'amour que certes Jésus à prônée.

Et c'est vrai qu'une campagne contre le Sida peut aussi rappeler cette vérité que vivent beaucoup de couples qui n'utilisent pas le préservatif dans leurs relations parce qu'ils n'en n'ont pas besoin.

Mais tout le monde n'est pas chrétien et tous les chrétiens, dont je suis,  sont loin d'être à la hauteur des exigences de  l'évangile. Dès lors on ne peut dissocier la vision grandiose de la sexualité chétienne de ce commandement si impératif : "Tu ne tueras point.".
Celui qui dans le contexte de notre monde, de l'Afrique par exemple, interdirait l'usage du préservatif sera la coupable d'un génocide de la population d'un continent.
C'est ce qu'on très bien compris un certain nombre d'évêques qui estiment à juste titre que dans notre monde actuel le préservatif est un moyen nécessaire, un moindre mal peut-être,  de sauver des vies.  Ce qui ne veut pas dire que celui qui au début de sa vie sexuelle utiliser le préservatif par respect par exemple pour son partenaire plus tard ne sera pas très heureux de n'avoir plus à l'utiliser.

Je reviens à la phrase de Saint Augustin. Aime, et fais ce que tu veux ne veut pas dire. Si tu aimes, si tu "fais l'amour" (au sens modernissime du mot) quoi que tu fasses c'est bien.  Aimer c'est donner une place d'autant plus grande à l'autre, à un autre en sa vie que cet amour est grand. Aimer ne se vit pas en solitaire.  C'est le ciment de la société et je ne parle pas ici de la perpétuation de l'humanité  via la sexualité ce qui est un autre problème.
Si tu aimes vraiment, tu ne "chosifieras" pas, tu ne "plaisifieras" pas seulement celle ou celle que tu aimes. Quand on aime, on ne fait pas n'importe quoi.
Bien sûr quand on aime, on ne désire pas  en soi s'unir à l'autre à travers un préservatif mais s'il ya le moindre risque de le (la) contaminer, cet amour  non protégé devient crime.
Aime et fais ce qui te plais implique d'aimer, comme Jésus l'a vécu et nous l'a enseigné; ce n'est pas une force de narcissisme ou desimple épicurisme, c'est une éthique exigente  qui donne énormément d'importance à l'autre,  mon frère, ma soeur à l'image de notre Père commun.

En traduisant la foi de Jésus dans des règles morale rigides exangues d'humanité, le pape, et plus encore cet évèque français, Mgr Fort ? qui mérite le nom d'ignorantin, trahissent le fin fond de l'Evangile qui est l'amour  (qui donne vie) de celui ou celle qui nous est proche.

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article