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Publié par BALCHOY


Les grandes surfaces aiment à la veille des fête nous donner l'impression, je préférerais  dire l'illusion, qu''elle sont une sorte de paradis-sur-terre, mais c'est loin d'être toujours le cas.
Vous avez certainement entendu parler de ce marginal qui a payé de sa vie le vol d'une canette. Il a subi littéralement le même sort, la même torture qu'avaient infligée deux policiers à  une jeune immigrée en Belgique, SAMIRA ADAMU.
Quatre vigiles l'ont littéralement étouffé pendant un bon quart d'heure.

Bien entendu un vol est un vol et les vigiles avaient le droit d'interpeller ce jeune pour lui faire la leçon mais rien ne peut justifier la violence froide et brutale qui a tué par étouffement une vie de vingt cinq ans.

J'en veux bien entendu aux exécutants, ces quatre vigiles, mais je ne veux pas réduire la responsabilité de leur acte ignoble à eux-mêmes car beaucoup d'indices montrent que leur manière d'agir correspond à une formation qui leur a été inculquée.

Nous savons bien en cette période de crise que le métier de Vigile, qui demande des qualités fines d'autorité mais aussi de négociation est souvent traité à la va-vite par des Directeurs qui s'en tiennent à la vigueur et à la peur que peuvent exercer sur le grand public ces jeunes habillés d'une uniforme para-militaire ou para-policier. Nous savons aussi comme il est normal parait-il dans notre société capitaliste que ces jeunes sont très mal payés et sans doute peu considérés par les directions des grandes surfaces.

C'est un fait, en dépassant toute mesure entre le délit constaté et la contrainte physique exercée lâchement par quatre malabars sur un jeune homme sans doute un peu perdu, ces vigiles méritent une peine exemplaire.
Mais vous avez pu, peut-être, entendre avec moi,  l'attitude du directeur de cette grande surface qui après avoir vu les images  de la mise-à-mort réelle même si elle n'était pas bien sûr la conclusion voulue, a osé dire que ses employés avaient agi selon les directives qui leur avaient été données.

Le Procureur de la République devant les images enregistrées de ce passage à tabac n'a pas hésité et à fait arrêté les quatre vigiles. Il a raison.

Quant au Directeur du Magasin qui à la télé à défendu ses employés en prétendant qu'ils s'en étaient  tenus aux consignes données, il mérite au moins le même sort que ses subordonnés. Car, en parlant comme il le fait, non seulement il couvre un crime (la torture est un crime) mais il reconnaît que ceux qui l'ont perpétré ont agi selon ses directives.

J'aimerais savoir comment le Magasin  CARREFOUR va réagit devant cette faute grave non seulement de certains de ses employés mais d'un Directeur dont la faute est à la hauteur de sa responsabilité.

Une fois de plus, je redécouvre que LE CAPITALISME TUE et que trop souvent il refuse de reconnaître ses actes. En cette affaire, ce n'est pas le jeune marginal qui me semble un criminel mais les vigiles sans doute exploités par cette grande firme et surtout ce Directeur qui ose cautionner la mise à mort d'un homme qui, même si elle n'était pas voulue est pourtant un fait accompli et irréparable.
J'attends de Carrefour une reconnaissance de sa culpabilité et une réparation exemplaire de ce crime.. Et je compte bien interpeller le directeur de sa succurcule ici. Ne pensez-vous pas que c'est  là une manière d'empêcher peut-être la rééditions de pareils actes.


Si vous êtres intéressés par ce tragique fait-divers, vous pouvez lire l'article suivant sur internet.
http://romainblachier.typepad.fr/mon_weblog/2010/01/carrefour-part-dieu-hier-vers-18h-avant-de-me-rendre-vers-la-soirée-de-la-copine-qui-ma-invité-je-vais-acquérir-une-que.html



Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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Schlabaya 02/01/2010 10:27


Les mots me manquent... On se souvient tous de ces fonctionnaires de Vichy ou du IIIe Reich qui se croyaient dédouanés parce qu'ils avaient "obéi aux ordres". Ces quatre vigiles ont-ils été pris
d'une folie meurtrière ? Tout cela pour le vol d'une canette ! Et le directeur qui les absout publiquement, ça en dit long.


BALCHOY 02/01/2010 18:31


Merci, de partager mon indignation et si nous pouvons poarfois faire une démarche commune en faveur du pauple Palestinien, n hésitez pas à me proposer de me joindre à vous. Je consulterai
régulièrement votre blog, amicalement, YB