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Publié par BALCHOY

 la Libre Belgique du 5 décembre 2007, rapporte un exemple très regrettable du peu de respect de certains magistrats, en ce cas  de rôle néerlandais,  des droits linguisitiques de la défense dans la situation quasi hystérique qui règne actuellement en Belgique en cette matière.

En peu de mots voici ce dont il s'agit.

Des inculpés qui ont demandé - et c'est leur droit  -la procédure en Français sont interpellés ce jour là ainsi que leurs avocats en néerlandais langue qu'ils ne connaissent pas. Comme on lui fait remarquer cette injustice, le juge ALAIN MOREL se fâche et au lieu d'adopter le français comme il le devrait  exige que le lundi suivant l'inculpé se présente avec un avocat néerlandais. Bien entendu les avocats refusent cette décision injuste ce qui met le magistrat en fureur.

 Il s'agissait d'un inculpé Rwandais qui avait clairement demandé le français sur  sa langue maternelle car pour des raisons "flaminguantes" un étranger qui parle habituellement le français est censé parfois être mis au rôle néerlandais parce que enfant il parlait kiswaili comme s'il y avait un lien étroit entre le flamand et les dialectes africains ? ?

L'affaire n'en reste pas là,  car le lundi, les avocats francophones médusés découvrent  qu'après la première audience le président Morel a prolongé la détention d'un mois, ayant entendu lors de la première comparution le rapport du juge d'instruction, le réquisitoire du Procureur du Roi et LA PLAIDOIRIE DE LA DEFENSE. Tout cela est manifestement faux, puisque les avocats n'ont pu défendre leur client en français,et ceux-ci en conséquence portent plainte contre le juge indélicat.

 

Il semble que les accusés auraient dus être mis en liberté selon la réquisition du procureur général. Ils sont donc en un sens victimes de nos querelles linguisitiques.

 

Pour ma part, je trouverais équitable que  ce magistrat indélicat ait  à choisir entre un mois de prison (c'est à dire vivre à trois ou quatre dans une cellule minuscule où chacun doit vivre ses besoins les plus élémentaires en public ce qui est honteux surtout quand il s'agit d'accusés non encore condamnés c'est à dire présumés innocent) ou bien quitter une magistrature dont il n'est plus digne.

 

Et j'aurais agi de même avec le petit juge têtu d'Outroz  en France qui a mis d'une façon par trop légère des innocents en prison parfois des années durant. La prison  pour lui aussi ou la porte au lieu d'un simple éloignement sinon  une fausse promotion.

 

Dans le privé une faute grave est très sévèrement sanctionnée, dans la magistrature les fautes graves (et seulement elles bien sûr) devraient être sanctionnées aussi sévèrement.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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