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Publié par BALCHOY

Ce dimanche après-midi, j'ai eu l'occasion, la chance plutôt d'aller visiter l'exposition de mon ami Marc Quatannens, photographe, présent déjà maintes fois dans mes blogs et de Vincent Deffrennes sculpteur.

 

 

 

 

 

La photo de Marc est très différente de celle de monsieur tout-le-monde. S'il est doué pour le portrait, les beaux paysages et la micro, Marc aime de plus en plus saisir à travers les lignes imaginaires ou réelles qu'il trouve autour de lui nous offrir un monde souvent très marqué par l'homme. Là où nous ne voyons souvent qu'un immeuble couvert de baches en construction, qu'un amas de chaises dans la cour d'un café en hiver, qu'une canette super-écrasée dans la rue il trouve de quoi exciter notre curiosité, notre étonnement.

 J'ai beaucoup aimé en cette exposition un ciel "éclatant" accolé aux tours de la Défense, un autre ciel juxtaposé, semble-t-il, à un bâtiment de Bruxelles très design mais cette juxtaposition qui me sidère n'est pas un collage de Marc mais la réalité toute nue  traduite à travers son regard qui recrée notre vision souvent indifférente ou agacée de ce monde industriel qui nous entoure. En faire ressortir les beautés n'est pas le moindre de son talent.

 Vincent Deffrennes, dans son chez lui bien adapté à ses oeuvres, nous présente une oeuvre que je trouve assez unifiée malgré sa diversité créé de toutes pièces à partir d'd'objets métalliques issus le plus souvent de la vie de tous les jours comme des pelles, des tubes mais aussi plus étonnantpar exemple un masque à gaz.  Toutes ces "objets" qui encombrent souvent nos greniers ou nos caves, il il leur donne une seconde existence, une seconde chance souvent très humanisée. C'est ainsi que sa collection de masques genre africains m'a frappé par sa vérité en dépit de leur matérialité tellement occidentale.

 C'est en admirant cette ouvre que m'est revenu aux lèvres de mot de "transsubstanciation" qui remonte bien loin et profondément chez moi  et qui est je crois une des caractères essentiels de l'oeuvre de Vincent Defrennes comme je l'ai perçue  aussi dans certaines ouvres de Gaudi ou du pique-assiettes de Chartres, d'une amie peintre de bruxelles et de tant d'autres. L'artiste participe d'une façon tout à fait originale à la Création dans la mesure où il nous recrée ici un univers à partir souvent de celui que nous écartons. Ce n'est pas une création "ex nihilo" mais à partir souvent de l'oublié ou du rejeté une sorte d'anoblissement après bon usage d'un matériel qui déjà a enrichi l'humain.

Ainsi une vieille pelle rouillée qui traîne dans un coin devient par les mains de Vincent un regard expressif et étrange d'un homme lointain dont je me sens un peu frère.

 Ne m'en voulez pas de rappeler Jésus qui du pain le plus ordinaire, du vin le plus quotidien nous offre sa présence aimante.

 

 

 

 J'ai retrouvé dans l'oeuvre attachante de Vincent Defrennes cette dimension religieuse (qui relie) entre un monde qui dans la poussière et la saleté semble avoir perdu de son sensd et de sa dignité et qui la retrouve transformée par cette alchimie merveilleuse de l'art 

 

 Yvan Balchoy

 

balchoy@belgacom.net

 

 

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