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Publié par BALCHOY

_ « Méfie-toi, tu n’es pas tiré d’affaire pour autant. Ce sont des gens dangereux … »

-         « Tu sais, je ne connais quasiment rien de cette organisation à part deux ou trois petits agents qui sont ou seront bientôt sous les verrous ; en m’attaquant, ils ont couru des risques inutiles. Mais toi, mon cœur…. ? »

Solange ne le laissa pas continuer :

 

            -« J’ai un compte à régler avec ces crapules. C’est pour moi une mission sacrée que de les détruire. Tu ne sais pas quelles vermines se cachent sous cette organisation. Aujourd’hui, pour ta propre sécurité, je ne puis t’en dire plus, mais demain, je l’espère, quand j’en aurai fini avec eux, je te révélerai tout. »

 

Ghislain ne réussit pas à la convaincre de lui en dire plus. Ils revinrent à leur rencontre et s’embrassèrent tout doucement.

 

            -« Tu me promets, ma belle, que nous nous reverrons très bientôt. »

 

            -« Ghislain, je n’ai rien de plus cher au monde que toi ;fais-moi confiance ; dès que je pourrai te revoir, j’accourrerai du bout du monde pour te rejoindre. »

 

Sa réponse fut le point de départ de leur séparation. Ils se rendirent à l’arrêt de bus pour la gare des Guillemins.

                       

Le jeune étudiant serra la jeune fille en ses bras puis monta rapidement dans le bus. Solange lui fit un petit signe discret puis s’éloigna sans se retourner.

Le retour du garçon à Namur fut sans histoire sinon sans nostalgie ; la joie intense qui lui brûlait le cœur ne réussit pas à étouffer la douleur de cette séparation qui, malgré tout, lui faisait peur. Soudain il eut honte de son manque de confiance. Solange lui avait promis de le revoir non pas demain ou après demain mais aussitôt qu’elle aurait accompli cette fameuse mission dont elle n’avait rien voulu lui dire. C’était une fille de parole, il le sentait, il le savait !

A la maison, il dut, bien entendu, subir la batterie habituelle des questions sur sa soirée de la veille. Sa sœur lui demanda d’un air faussement évasif si « elle était jolie. ».

Si elle avait su !

Le garçon parla le plus vaguement qu’il pût d’une conférence intéressante, de la piaule de Robert, un copain de Fac chez qui il avait dormi sur un pneumatique et surtout de son besoin de sommeil.

 

Tous dans la famille sentirent qu’il valait mieux ne pas insister et le laissèrent regagner sa chambre sans commentaire.

 

A peine entré, Ghislain se laissa tomber sur le lit ; en se remémorant tous les évènements de la nuit passée et de la matinée, il frissonna rétrospectivement de peur.

C’est vrai qu’il avait été à deux doigts de la mort cette nuit ; pourtant mis à part l’angoisse devant l’inconnu, il avait mis comme entre parenthèses l’idée même qu’il aurait pu mourir lui et son amie.

Après la mort vint la colère :

            -« Ces salauds, ils ne l’emporteront pas au paradis, je m’en vais leur mettre la police aux trousses.

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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