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Publié par BALCHOY

Désormais sa foi, issue de l’adversité, sera à la base de tous ses sentiments. (77) Il semble de plus en plus convaincu que la Foi au Christ peut seule fonder parfaitement la grandeur de la personne humaine. Dans l’orthodoxie, aucun antagonisme n’oppose plus Dieu à l’homme.

 Bien au contraire, la dignité de ce dernier est plus assurée que jamais puisqu’elle repose sur celle de Dieu sans se confondre avec Lui. La liberté humaine pourrait-elle trouver un appui plus sûr que l’Amour du Père que nous a révélé le Christ ?

Cette certitude s’incruste peu à peu en son cœur et en son esprit. L’histoire de sa vie spirituelle se déroule désormais à l’opposé de ce qu’elle a été au temps de sa jeunesse incroyante. En son époque socialiste, Dostoïevski pour n’avoir pas à renier son idéal moral chrétien l’avait sécularisé le plus possible. Aujourd’hui, ne voulant plus raisonner qu’en Chrétien, il recherche pour toutes les causes qu’il défend des fondements religieux.

 Son œuvre porte désormais la marque d’une sacralisation croissante de toutes les valeurs profanes. (78) Deux rencontres exceptionnelles vont lui permettre d’approfondir cette découverte. En 1873, Dostoïevski fait la connaissance d’un jeune et brillant étudiant de v vingt an s, fils d’un des plus grands historiens de la Russie, Vladimir Soloviev.

Le jeune homme étonne tout le saint Pétersbourg intellectuel par la maturité de son jugement. A partir de 1987-1877, il devient l’ami intime de Fédor Mikhaïlovitch. (79)

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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