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Publié par BALCHOY

Plus conscient que jamais des ravages de la négation de Dieu et de la réduction universelle au déterminisme scientifique, dans la société, il décide de combattre désormais férocement le socialisme.

A la fin de sa vie, il jugera encore très durement son adhésion passée « Ainsi nous prenions pour l’arrivée au but ce qui constitue le comble de l’égoïsme, le comble de la barbarie, de l’absurdité, du désordre économique, le comble de l’offense à la personne humaine, ce qui représente pour l’homme l’anéantissement de toute liberté individuelle. » (74)

 S’il éprouve bien plus de difficultés à se débarrasser de l’idéalisme dans lequel s’était moulé sa formation intellectuelle, il ne lui est pas pour autant possible de se rallier au rationalisme qui fait fi de la liberté humaine. Une dernière issue lui reste : la foi orthodoxe, le Dieu Père, Fils et Esprit, dont l’amour pour les hommes a été révélé par le Christ.

Il s’y engage loyalement malgré quelques hésitations. Il y est fortement encouragé à l’époque de son second mariage (1867) par sa femme, croyante fervente.

Dès lors l’évolution ultérieure de sa pensée est plus claire. Son patriotisme fougueux le rapproche des slavophiles et des panslaves, (75) qui l’aident à revenir à une conception plus orthodoxe de la foi chrétienne. Il revient à une pratique religieuse normale.

Et bientôt ce ne sera plus tant l’absurde d’un monde sans Dieu que la beauté morale du Christianisme qui animera ses convictions. Crime et Châtiment laisse déjà percevoir le chemin parcouru.

 Dans l’Idiot, roman à la tonalité encore très sombre (1868) le romancier reconnaît comme l’essence même de la Foi le paternité réelle de Dieu «  qui ressent de la joie pour l’homme comme un père pour son enfant » (76)

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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