Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

Non Sarko,  (ni mes chers amis rencontrés hier avec lesquels j'ai du batailler dûr pour défendre mon point de vue sur l'émigration  et le point de vue selon moi tout à fait erroné et parfois criminel de l'UMP sur la question) n'est pas une menace pour nos pays européens, si bien sûr elle n'est pas plus paradisiaque que tout autre population elle est pourtant riche de potentialité heureuses et fraternelle. Deux petits évènements vécus ce matin m'enracinent dans cette certitude qui me fait plus que jamais tourner le dos à cet ignoble ministère imaginé par le petit gesticulateur.

Ce matin, j'arrive à la bibliothèque de Roubaix, si riche, si acceuillante pour y échanger des livres. Je trouve une place pas trop loin pour parquer et me voici en quète du ticket sézame qui m'évitera le risque d'un amende. Je n'ai pas le temps d'arriver à la machine qu'un  jeune maghrébin au français un peu hésitant m'interpelle et me tend le précieux document en me disant "Prenz ce ticket, vous avez tout le temps il est valable jusque 16H; je l'avais pris pour des démarches administratives assez longues mais il me manquait un document et je doit retourner chez moi. Profitez-en."
Vous me direz peut-être qu'une telle générosité est quelque peu incivique, qu'elle enfreint je ne sais quel règlement municipal; à vrai dire je ne m'en soucie guère. Je ne me réjoins même pas des 0,5 euros que je n'ai pas donné à la municipalité mais je suis très heureux de ce geste de solidarité et de fraternité qui me rend un peu plus optimiste sur le genre humain, un peu plus assuré dans ma volonté de lutter contre ce système politique égoïste et égocentrique qui entend refondre la France de A à Z au profit des plus aisés et au dépend des plus faibles.
Bien entendu au retour de la biblio avec mes précieux livres sous la main j'ai patienté jusqu'à offrir à une charmante Roubaisienne le ticket toujours très valable qui a engeandré sur son visage un joyeux sourire qui fut ma récompense.
Un peu plus atrd sur un quai de gare, au moment  où le train arrive, un jeune africain m'interpelle en me demandant mon gsm pour téléphoner à son frère. Ma générosité, si elle exsiste, a des limites car je lui ai demandé d'abord où habitait ce cher frère, à Lubumbashi, à Libreville ou à Bruxelles.  Il s'agissait de Charleroi et il a pu sans problème grâce à mon appareil informer son frère de son arrivée. Quand il m'a quitté pour une correspondance, quelques minutes plus tard, il s'est levé m'a tendu la main et dit au-revoir comme on le fait à un ami de vieille connaissance.

Oui ce matin par deux fois j'ai rencontré des frères émigrés et ces rencontres m'ont rendu plus heureux.


Yvan Balchoy
balchoy@belgacom.net

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article