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Publié par BALCHOY

En Grande Bretagne si on est fumeur, mieux vaut ne pas être malade surtout si on n'est pas riche. Déjà quand tous les "compteurs" sont bons, les délais d'intervention et d'opérations sont très longs et la médecine attachée à la Sécurité sociale n'est pas toujours la meilleure d'où le grand nombre d'anglais qui vont se faire opérer par ex. sur le continent.

Aujourd'hui, dans le tout économiquement correct qui est la nouvelle bible de la société anglaise où tout se mesure à son efficacité économique, pour améliorer le rendement, disons le mot la rentabilité du service de santé, des opinions de plus en plus nombreuses et surtout de plus en plus soutenues par le pouvoir créent de nouvelles condition pour pouvoir proifiter du service de santé gratuit que connaît le pays.

Vous êtes obèse, vous fumez, vous buvez un peu trop,vous êtes diabétique, vous ne perdez pas assez de poids selon le programme de votre médecin, vous n'avez pas arrêtez de fumer même en privé, vos tests concernant votre consommation alcoolique ou le taux habituel de sucre dans votre sang ne sont pas satisfaisants, et bien si vous avez besoin d'une opération même importante couverte par la collectivité, on vous la refusera souvent tant que vous ne vous serez pas soumis aux exigences des autorités sanitaires.

 

Comme quelqu'un le demandait tout à l'heure à un journaliste qui l'interrogeait à la radio, ces médecins sectaires ont-ils ou non souscrits au serment d'Hyppocrate qui obligent tout médecin à sauver sans condition chaque fols qu'il le peuvent un malade en danger

Vos me direz que ces mesures ne concernent que la médecine gratuite financée avec l'argent du contribuable et que chacun peut se faire soigner, se faire opérer par cette autre médecine payante qui n'est pas aussi regardante.

Un petit hic cependant, c'est vrai que tout et chacun peut théoriquement se faire opérer s'il fume, s'il boit ou reste désespérément obèse, oui, à une condition près c'est qu'il en ait les moyens sinon rien ne lui est possible.

 

Il y a quelques année en Grande Bretagne et sans doute encore aujourd'hui dans la plupart des pays de monde, les exigences scandaleuses du service de santé Britannique se seraient appelées "Non Assistance à personne en danger de mort" et auraient ou seraient encore punies sévèrement par le code pénal. Dans l'Angleterre de Monsieur Blair, la médecine a deux vitesses, qui correspond tellement mieux aaux impératifs du capitalisme moderne est de mise.

Je sais qu'on peut mettre au crédit de Blair la réconciliation des Irlandais, la création d'un salaire minimum et sans doute beaucoup d'autres mesures sont je n'ai pas connaissance.

Je sais aussi combien la vie humaine en un certain sens compte peu pour son gouvernement qui s'est lancé corps perdu dans la sale guerre de Bush en Afghanistan et surtout en Irak contribuant ainsi à priver de vie des milliers d'innocents mais ces nouvelles mesures qui refusent le secours médical à des malades en danger sous le prétexte que les opérations ou traitements souhaitables risquent d'être innefficaces ou moins efficaces sont pour moi criminelles. Bien sûr, les services médicaux ont raison de tenter de perdsuader les malades de les adopter mais pour ceux qui ne le font pas il faut quand même tout faire pour sauver leur vie même si ca coûte cher, très cher, plus cher que le traitement des malades qui se prennnet en charge, même si, péché mortel de la nouvelle politique de santé, ces "sauvetages risqués" mettent en déficit le système collectif de santé.

Si on n'y prend pas garde on peut deviner de prochaines étapes pas si impossibles à imaginer parce qu'un régime pourri le nazisme les a déjà mis en pratique.

Refus de soigner ou d'opérer des personnes quand la chance de succès est insignifiante et surtout très couteuse, refus d'administrer de nouveaux médicaments très efficaces mais tellement chers qu'ils mettent dans le rouge l'équilibre du ministère de la santé et qui sait plus tard si on n'y prend garde refus tout simplement de soigner des personnes jugées être arrivés à la fin de leur vie où dont les autorités jugent que leur vie ne vaut pas la peine d'être vécue comme ce pourrait être le cas pour certains handicapés etc.

 Déjà on ne greffe plus de reins à partir d'un certain âge en certains pays. Si la raison en est l'échec certain vu l'âge, rien à dire, si la raison est le coût trop élevé de ces opérations par rapport au pronostic de succès alors je dis que ces médecins trahissent le serment d'Hyppocrate et que ceux qui pratiquent cette drôle de médecine sont en un certain sens des criminels.

 

J'espère que jamais nous n'arriverons à ces déviations criminelles des politiques de santé en France ou en Belgique mais méfions-nous la reconnaissance ou le conseil de procéder à des automédications dont on sait le danger non seulement pour soulager les médecins mais pour ne plus rembourder un nombre de plus en plus important de médicaments et ainsi  alléger les charges de la Sécurité sociale, c'est déjà prendre le même chemin de mort qui est celui de la Grande Bretagne.

Quand l'Europe, si sourcilleus de privatiser des lettres à partir d'un certainpoids en grammes prendra-t-elle des mesures courageuses pour condamner une politique de santé qui au nom d'une fausse notion de rentabilité glisse peu à peu dans une criminalité à mes yeux certaine.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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