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Publié par BALCHOY

2 Mai, 21h les voici les candidats du deuxième tour face à face sur Antenne2 et d'emblée la candidate socialiste s'affirme et bouleverse le plan préétabli avec tant d'efforts par Poivre d'Arbor et  Mme Chabot.

 Tout au long du débat ces deux compères furent de fait réduits souvent au silence par une Ségo bien décidée à utiliser à sa guise son temps de parole.

 

J'écris ce petit mot, ce matin en attendant le train de Bruxelles et je suis frappé non par certains parti-prix des journalistes qui voient un match  nul en ce débat ou même une victoire Sarko. - j'y suis tellement habitué – mais je suis déçu par le soumission passive de beaucoup d'auditeurs interrogés qui reprennent  et acceptent ce point de vue journalistique.

Je me contenterai de développer mon point de vue sur quelques points ciblés.


Quoi de plus juste  que la critique des lois Fillon qui condamnent  entre autres les femmes en particulier mères de famille à une pension réduite à cause même de leurs périodes d’ absence par ex. pour raison de maternité pourtant si utile pour la nation.

 Quand Ségo veut revoir la loi Fillon fondamentalement sur ce point elle est accusée par son adversaire de mauvaise foi de vouloir revenir au statu-quo d'avant Fillon ce qui est faux, elle veut simplement rendre la loi plus juste !

 Quand elle veut donner à la pénibilité du travail sa place dans la loi puisque beaucoup de travailleurs manuels ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux chefs d'entreprises ou enseignants, Sarko ne lui répond pas mais répète  comme un perroquet ses dogmes libéraux injustes.

 

 
Quand elle met courageusement en cause  le régime spécial des parlementaires que la droite et d'ailleurs aussi beaucoup de politiciens de gauche gardent jalousement sous le boisseau, Sarko un peu à contrecœur est bien obligé de la suivre.

 

 

Sur ce duel qui concerne les retraites contrairement  à la majorité d ela presse je suis l'avis de Ségolène.

 Mais il ne m'étonnerait nullement que les instituts de sondages qui ne sont pas vraiment neutres (comment les dissocier de leur financement quasi toujours à droite) , créent un climat de pression telle qu'ils transforment cette victoire morale d'un femme en triomphe du candidat qui pour eux est souce potentiel de beaucoup de profits.

 

 

 

De même, quand Ségolène cherche une nouvelle façon de financer ses avancées sociales autrement que Sarkozy, elle parle d’une taxe sur les produits financiers. C’est bien entendu tellement innaceptable, inimaginable pour un esprit de droite qu’il accuse la leader socialiste d’avancer des arguments flous et inconsistants. C’est clair, hors de Sarkozy et de sa logique pas de salut !

Plus tard dans la discussion, tous deux sèchent assez lamentablement sur le pourcentage du nucléaire dans la production énergétique mais si le chiffre de 17% de Ségo désigne bien la part du nucléaire dans l’ensemble des énergies, les 50% de Sarko sont tout à fait faux. A propos du réacteur nouvelle génération prévu à Flamanville, Ségolène veut arrêter sa mise en route arguant qu’il s’agit d’un prototype de troisième génération comme en Finlande et que l’important pour la France est de construire le réacteur de la quatrième génération.

Aujourd'hui la droite mensongère et perverse n'hésite pas à corriger des textes scientifique sur internet pour remplacer la "troisième" génération par "quatrième" simplement pour mettre ces textes en accord avec les âneries de leur "duce".

Enfin il faut aborder ce moment de grande tension où Madame Royal a accusé son adversaire d’immoralisme politique après qu’il eut exprimé sa volonté d’acceuillir un maximum d’handicapés dans les écoles normales alors que le gouvernement actuel a aboli le dispositif en faveur des handicapés institué par elle quand elle était ministre. Une fois de plus on reproche à Sarko la trop grande divergence entre ses actes ou ceux du gouvernement dont il faisait partie et ses actes ou ceux de ce gouvernement dont il était solidaire.

Elle lui fera par ailleurs à juste titre le meme reproche sur la quasi absence de logements sociaux à Neuilly .

Devant sa forte indignation, Sarkosy souvent sur la defensive et très, presque trop poli vis à vis de Madame Royal trouve enfin une occasion de passer du role du bon élève face à un professeur un peu trop fougueux à celui de conseiller et il repoche à son interlocutricede manquer de  maîtrise de soi dont a besoin un Président de la République. Pourtant à mon avis, le ton de sa voix est encore celui d’un bon élève qui répète simplement des conseils qui lui ont sans doute surtout été donnés pour l’aider à dominer, le temps du débat, son agressivité. Et je trouve pour ma part que la réponse de Ségolène qui se dit en grande colère devant l’incohérence mensongère de son interlocuteur n’est rien d’autre qu’une juste indignation tout à fait compréhensible en pareille circonstance même si demain l’élection de dimanche assurerait le succès de la première femme Président de la République française.

 

 

Enfin à propos de la Turquie le divorce est evident entre Sarko, opposé par principe à l’entrée de la Turquie, malgré les négociations officielles en cours et il est même décidé de refuser à titre personnel cette entrée excluant le réferendum que l'Europe s’est engagée à organiser à  propos de tout nouvel élargissement de l’Europe.

Ségolène comme son rival pense qu’aujourd’hui il faut un moratoire face à l’entrée de nouveaux pays y compris  et peut-être surtout  de la Turquie d’autant plus que ce pays n’a pas encore satisfait aux conditions indispensables pour envisager son adhesion à la CEE. Mais Ségolène ne ferme pas la porte à jamais et propose que dans de nombreuses années si la Turquie a procédé aux réformes demandées  que ce soit au peuple français par referendum d’accepter ou de refuser l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne.

 

 

 A propos des réformes élémentaires qu’il veut apporter au fonctionnement de l’Europe, Sarkosy  refuse pareillement un référendum préférant laissant la decision à son Parlement c’est à dire en sa tête à lui-même.

 

 

Je dois aussi admettre au profit des deux rivaux qu’ils n’ont pas hésité à reconnaître entre eux plusieurs fois des convergences. Ce fut par exemple le cas sur la nécessité de réformer les régimes sociaux de Sécurité sociale y compris, je le répète, celui des parlementaires à l’instigation de Madame Royale mais avec l’assentiment un peu crispé de l’ex-ministre de l’Intérieur

 

Je pourrais continuer  à détailler les échanges de cet important débat. Cela ne me semble pas nécessaire.

 

Sarkosy en ce débat a réussi à rester calme même quand il fut assez violemment attaqué par son adversaire. Il tenta le plus souvent en vain de ramener Madame Royale au plan établi de l’échange l’accusant de lancer sans cesse de nouvelles idées, de nouveaux arguments sans jamais les approfondir.

 

C’est vrai qu’il fut souvent prévenant parfois à l’excès vis à vis de la première femme candidate à la Présidence de la République mais je l’ai trouvé un peu éteint, souvent se cantonnant au rôle d’un soit-disant bon élève qui bien entendu sait tout et a une solution sur tout vis à vis d’une professeur fougeuse et un peu anarchique dans ses idées.

 

En revanche Ségolène Royale imposa son rythme et souvent son ordre du jour aux échanges malgré les presque deux potiches qu’étaient les deux journalistes censés arbitrer le débat. La grande force de Ségolène c’est la sincérité qui m’a paru jaillir

de ses lèvres bien plus m’a-t-il semblé que chez son adversaire de l’UMP. Elle fut vraiment plus pugnace, plus coriace, plus autoritaire (dans le bon sens du mot)  que son adversaire et m’a paru offrir de bien meilleures perspectives que son adversaire pour exercer la tâche de Président de la France d’une façon tout à la fois sincère, généreuse et autonome.

 

 J’ai peur d’un Sarko otage du Médef, je ne crois pas que les éléphants du parti socialiste puissant réduire au silence ou à l’inactivité une femme d’un tel tempérament.

 

Voilà pourquoi, si j’étais français, j’aimerais voter ce dimanche pour elle, même si la politique qu’elle defend n’est pas et de loin ma préférée. Mais face au danger Sarkosy, Ségolène est aujourd’hui le seul rempart d’une vraie démocratie.

Mr Bayrou sans prendre ouvertement position pour Ségolène vient d'écarter la solution Sarkozy, ce qui est encourageant pour elle tandis que Mr Besson, type même de celui qui transforme un ressentiment personnel en vengeance passionnelle n'est pas seulement traître à son parti mais à lui-même.

 Surtout n'oublions pas si important soit le rôle et la fonction du Président de la République qu'une autre bataille essentielle se profile à l'horizon, celle des législatives. Quel que soit le vainqueur ou la victorieuse de demain son action sera fort dépendante du choix du peuple français en juin. Cette bataille n'est ni gagnée ni perdue d'avance malgré les pressions dogmatiques que la dictature des Media essaye d'insuffler aux consciences du peuple français. Rien n'oblige ces élections à suivre les élections Présidentielles même si ce fut le cas jusqu'ici.

Enfin demain ce qui s'est passé par exemple pour le CPE est toujours possible. Si le ou la candidate élue oubliait son devoir de respecter jusqu'à son opposition et surtout ces droits imprescriptibles de l'homme qui sont la table de marbre de la France démocratique face à la chasse aux pauvres, aux sans papier, aux réfugiés,il nous faudrait combattre cet éventuel (et il n'est que cela pour l'instant) nouveau Pétinisme dans une nouvelle résistance; Au temps de la guerre d'Algérie, sans présumer de mon courage virtuel, j'aurais aimé me révolter contre des chefs militaires ou civils qui pratiquaient la torture. Et quand je pense par exemple à ce général français borgne qui a écrit un livre pour faire l'apologie de sa torture et du meurtre des héros de la résistance Algérienne, je n'ai pas peur d'écrire que c'est un salaud et qu'il mérite la peine la plus lourde la prison à vie et surtout le déshonneur pour l'éternité.

De toute façon nous allons passer d'une période de médiocrité incroyable (au moins pour la politique intérieure) du Président et de la Présidente actelle de la France qui depuis tant d'années ont profité pas toujours très honnêtement de l'Etat. Oui, Madame Chirac vous êtes l'exemple même d'une présidence intéressée par l'argent et surtout pas par la concorde entre français comme votre maître Judoka  qui si stupidement partisan dans une émission de France 3 après le grand débat. Madame Chirac je vous reconnaîtrais bien un grand diplome celui de la première femme patronesse de France et si vous ne comprenez pas je vous conseille de réécouter Jacques Brel.

Mais j'ose espérer que le Président de demain, quel qu'il soit,  une fois élu oubliera les fanatiques de son camp pour devenir un homme de rassemblement et de justice. Je rêve même d'une certaine collaboration entre la majorité et l'opposition demain pour le plus grand bien du peuple français.  Bien entendu je continue à penser qu'entre ces deux risques que constituent les candidats en présence au deuxième tour, Madame Ségolène Royale en est le moindre.

 

 

Yvan Balchoy 

Balchoy at belgacom.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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