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Publié par BALCHOY

 

 Je vous parlerai aujourd'hui de deux hommes au destin bien contrasté et dont la réussite à chacun est bien singuère.

 Le premier, étudiant brillant, lauréat de quantités de bourses qui le conduisirent aux quatre coins du monde où il fut reçu avec honneur, accompagna même la famille royale aux USA. Sporteur chevronné il fut recordman de Belgique dans un sport aérien.

 Enfin et surtout, comme chercheur européen,  il donna des cours sur l'énergie nucléaire dans une prestigieuse centrale du Midi de la France. Bref tout lui réussit dans son existence sauf son mariage et sa vie de famille et malgré sa réussite sociale insolente, il ne s'en remit pas. A la fin de sa vie, il touchait 7 500 euros par mois comme indemnités maladies mais, comme le dit la sagesse populaire, vérifiée hélas en son cas, l'argent ne fait pas à elle seule le bonheur.

Le second n'eut pas la chance de faire des études aussi brillantes et prestigieuses que le premier. Je crois qu'après ses études secondaires, s'intéressant vivement  aux sciences naturelles et notamment ux insectes,  il commença des études qu'il ne put finir. Très jeune encore il choisit de partir comme coopérant civil en un pays d'Amérique centrale où il tenta avec un certain succès de remplacer les insecticides prescrits sous l'égide des USA , ceux dont on ne voulait plus en Europe ni d'ailleurs au pays de l'oncle Sam, par des insectes innofensifs pour l'homme et ses culture mais très efficace pour se débarasser des insectes nuisibles.

Il rencontra une jeune indienne, passionnée de biologie comme lui ; plus tard, ce jeune couple très engagé dans cette lutte écologique de fait sinon de droit adopta dans des circonstances un peu difficiles une petite fille en se conformant aux exigences de la famille indienne de son épouse.

 Aujourd'hui il continue avec sa femme et sa petite fille devenue adolescente sa vie passionnée, il ne gagne pas lourd,. c'est évident mais mène un peu l'existence qui lui convient.

Je n'oublierai jamais cette phrase que m'a rapportée sa maman. Etait-elle de mon ami ou est-ce une interprétation de sa mère. Il faudrait que je l'interroge. Ce petit mot si simple, si court mais si révélateur le voici:

"J'ai tout raté dans ma vie sauf MA VIE."

 Je pense que s'il avait pu exprimé le fond de sa pensée le brillant universitaire à la fin de sa vie aurait pu dire :

"J'ai tout réussi dans ma vie sauf MA VIE."

Je pense qu'il est encore temps pour chacun de nous de se poser cette question en se demandant laquelle des deux réponses ci-dessus conviendrait le mieux à sa vie.

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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