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Publié par BALCHOY

Papon est mort dans un lit douillet d'hôpital et sa fin sans gloire a surtout rappelé d'autres morts celles d'enfants juifs livrés lâchement aux allemands par les autorités françaises de Vichy mais aussi, plus tard, je ne les laisserai pas dans l'ombre, ces manifestants algériens pacifiques ou ces jeunes militants communistes assassinés lâchement au métro Charonne (j'en ai déjà parlé) ou jetés dans la Seine.

Papon n'était pas seulement un partisan fanatique d'un ordre allant jusqu'au meurtre commandé ou toléré, il éclabousse tous les traîtres de Vichy mais hélas aussi le général de Gaulle qui a au moins toléré certains crimes de la police françaises contre des manifestants innocents.

 Je n'ai pas envie de m'attarder sur la triste vie de cet homme lâche et peu intéressant qui a toujours essayé de minimiser ses responsabilités mais comment ne pas se souvenir de ceux qui comme De Gaulle en avait fait un préfet de Paris, de Barre, un ministre, de Mittérand, longtemps un protégé de fait et sans doute y-a-t-il beaucoup d'autres hommes politiques qui ont eu recours à ses services ou l'ont aidé.

Je voudrais aujourd'hui rappeler combien après sa condamnation il a été traité avec bienveillance au nom d'une loi certes humaniste mais qu'on applique très inégalement au condamné suivant sa mouvance de droite ou de gauche.

Papon est sorti de prison pour des raisons de santé aussi peu valables que celles d'un Pinochet épargné lâchement par la police anglaise alors qu'un ministre des sceaux laisse parfois "crever" en prison des délinquants touchés gravement par le sida et que les criminels d'action directe, certains réellement très malades et infirmes, ne font l'objet d'aucune grâce de la part d'une droite dont on peut se demander si elle n'estime pas que les crimes contre le fric et le pouvoir sont plus graves que la complicité dans la livraison aux nazis de petits enfants juifs.Si j'étais ce ou ces ministres de la justice ou plutôt en ce cas d'une certaine injustice, je ne serais pas fier.

L'homme qui vient de mourir était un triste sire, il n'était pas non plus un des plus grand criminels de la dernière guerre même si ses crimes contre le peuple algérien amnistiés ou non sont aussi particulièrement révoltants; il fut surtout le révélateur de la lâcheté de la France de Vichy et de l'oubli coupable de certains de ses crimes par le Général de Gaulle et beaucoup d'autres politiciens "honorables".

J'affirme que chaque petit enfant juif déporté dans les camps de la mort, chaque communiste assassiné au métro de Charonne, chaque algérien innocent jeté à la Seine méritent infiniment plus d'être rappelés et honorés que ce bourgeois voyou et par trop protégé.

 

 Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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