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Publié par BALCHOY

En France durant la dernière législature tout a été fait pour favoriser  la couche la plus riche de la socité tandis que de manière sournoise et hypocrite tout a été fait pour rogner tout à la fois le domaine de l'Etat (sauf quand il s'agissait de répression) et pour s'attaquer au niveau de vie de la population la plus fragile. Certes à l'approche des élections présidentielles des promesses pharaoniques sont présentées un peu par tous les candidats concernant par exemple le logement mais il suffit de scruter l'action des politiciens qui font ces promesses pour savoir à quoi s'en tenir. Ainsi une étude objective sur la manière dont la commune de Neuilly a été gérée par le petit gesticulateur sarkosy donne une idée assez précise et cauchemardesque sur ce que serait la France sous sa présidence éventuelle.

Cette nuit, une heure d'insomnie m'a permis de suivre une émission sur l'évolution des relations patients-médecins-pharmaciens selon le ministre actuel de la Sécurité sociale Bertrand que pour ma part je n'hésiterai pas à appeler le "Fossoyeur d'une sécurité sociale juste et solidaire" qu'il détruit peu à peu à partir d'une argumentation qui est tout sauf sincère et qui n'a qu'un seul but : Equilibrer la Sécurité sociale et supprimant ses recettes et surtout ses dépenses.
La démarche de ce ministre s'inscrit parfaitement dans l'esprit des deux derniers gouvernements français qui ont cherché et obtenu l'enrichissement des hauts et  moyens-supérieurs revenus au détriment des moyens-bas revenus et surtout des plus faibles revenus. Il faudrait calaculer l'évolution de l'écart entre les 10% les plus riches (après impot) et les plus pauvres depuis 2002 pour s'en assurer. Ce gouvernement délibérément donne de plus en plus de place au Marché par rapport à l'état et à la législation sociale spécifique de la France. Ayant inventé le dogme de la rentabilité de toute institution depuis des années il diminue drastiquement les ressources de l'Etat en diminuant les impots puis prétend ne plus avoir assez d'argent pour continuer à soigner les patients en France comme on le fait depuis la Libération. Evidemment qui dit marché dit marchandise et dès qu'on transforme en marchandise, donc à machine à ramasser le plus possible de profit la santé des français il est évident que la situation des plus pauvres va rapidement devenir de plus en plus tragique comme elle l'est aux USA
On a commencé par supprimer le remboursement des médicaments inutiles, dépassés et disait-on parfois dangereux, puis comme ce n'était pas suffisant on a supprimé des médicaments dont le rendement n'était pas jugé assez positif même si depuis des dizaines d'années souvent ils satisfaisaient médecins et patients. En fait déjà derrière les paroles rassurantes se révélaient les arguments dont un "spécialiste de l'économétrie" , véritable caricature d'un homme de santé, m'a donné ce matin une leçon très éclairante.
Enfin maintenant comme ce n'est pas encore suffisant ce spécialiste et d'autres représentants sans doute le point de vue du Ministre préconisent l'automédication hier encore vouée aux gémonies comme très dangereuse. Dangereuse, pas de doute qu'elle le reste et le restera mais comme dans la tête tordue de ces pseudo spécialistes de la santé, en réalité fossoyeurs de la sécurité sociale, rien ne compte que l'argent épargné, maintenant l'automédication c'est l'avenir, la foi, l'espérence et la charité. Bien entendu on veillera à ce que des pans entiers des médicaments entre dans le champ de l'automédication car ainsi il ne sera plus possible même en passant devant son médecin d'être remboursé.  On sait de plus que le prix d'un médicament non remboursé explose.On voit de suite quel bénéfice financier fantastique pour nos harpagons sociaux. Bien entendu on parle d'aspirine au début mais jusqu'où ira-t-on ? A partir du moment où on marchandise la santé la vie elle-même des malades en fin de vie, si couteuse j'en suis persuadé un jour sera remise en question sous l'hipocrite vision de la pitié et de la dignité. Attention je n'entends ici nullement m'opposer à la décision d'un malade de mettre fin à une vie par trop pénible pour lui s'il n'y a plus rien à faire pour le guérir mais déjà aujourd'hui les médecins tranchent souvent à la place des patients et de leur famille cette décision d'abréger la vie de leurs malades. Le jour où l'économie sera le maître mot de la  politique de santé et le profit le critère ultime j'ai bien peur que comme aujourd'hui l'auto-médication hier rejetée avec force devienne en trois temps trois mouvements la norme, demain peut-être l'euthanasie ne risque-t-elle pas d'être imposée officiellement et hypocritement pour la dignité des malades (on le fait bien pour nos animaux aimés, dira-t-on !) mais réellement pour des raisons financières. Je connais une personne qui souffre atrocement de rhumatismes et a besoin de 11 boîtes de paracétamol par mois. Actuellement ça lui revient à plus ou moins 20 euros par mois. Si on dérembourse ce médicament il pourrait coûter pas loin du double. Evidement pour un ministre Bertrand cette augmentation est une virgule mais pour le smicard elle devient une charge si lourde qu'il renoncera souvent à ce médicament qui pour lui n'est en rien du confort et donc souffrira. Je trouve cela ignoble. Ou bien alors qu'on trouve un système pour adapter le prix des médicaments de tous les médicaments même l'aspirine au revenu du patient.  Mais Je ne crois que ni Sarkosy ni Ségolène Royale  ne sont prêts à une évolution  si sociale des soins de santé. J'espère en tout cas que les électeurs poseront aux candidats à la Présidence de préciser leur pensée sur l'avenir de la Sécurité sociale française une des plus efficaces et des plus justes de notre monde actuel.

Yvan Balchoy
balchoy@belgacom.net
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