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Publié par BALCHOY

Volkswagen Forest

4 000  licenciements sauvages 

LE CAPITALISME

POUR LE PROFIT DE QUELQUES UNS

N'HESITE PAS A BROYER CEUX DONT IL A

USE ET ABUSE

La nouvelle ne l'était pas tellement, on en parlait, on la craignait à demi-mots de plus en plus inquiétants depuis des semaines, des années comme d'une menace de moins en moins voilée, de plus en plus perceptible. Pourtant la réalité, enfin annoncée ce matin est plus terrible que ses plus effrayantes prédictions. 4 000 licenciements sur    5 5 500  travailleurs  et pour les 1 500 qui restent un gros point d'interrogation sur la viabilité de l'usine si on y assemble que la polo.

Je connais un peu cette entreprise pour y avoir été plusieurs fois distribuer des journaux solidaires ou des tracs syndicaux. Nous y allions en petits groupes vers midi à l'heure de l'entrée de l'équipe de l'après-midi. Les travailleurs le plus souvent en petits groupes ou en bus affluaient de tous les côtés et s'engoufraient rapidement dans les entrailles de cette gigantesque usine.  Il fallait parfois choisir en entre ceux qui semblaient plus acceuillants à notre offre et aussi ceux qui ne voulaient rien de nous. Bien entendu, il était assez rare de pouvoir échanger, ne fut-ce que quelques mots avec eux tant ils semblaient pressés. .J'ai cependant réussi une fois ou l'autre à commenter notre offre concernant les modalités nouvelles de fin de carrière et je me rappelle la réponse un peu caustique d'un jeune gars d'une trentaine d'année qui recevant un trac sur l'amènagement discutable des fins de carrières par le gouvernement m'a répondu d'un air un peu caustique : "Tout ça, c'est bien beau, mais c'est bien loin pour moi aujourd'hui, ce qui m'interesse c'est mon salaire, mes conditions de travail." 

 

 

Il est possible que je retourne cette semaine à l'usine Volkswagen avec mes camarades. Il est vrai que ces jours-ci tout le monde pour ainsi dire se mobilise pour la défense des travailleurs de Forest. L'appui du gouvernement, impuissant devant cette décision concernera sans doute la cellule de reconversion qui devrait tenter de redonner du travail aux licenciés. Les expériences passées ne permettent pas d'être optimistes. Je crois plus à l'action des syndicats soudée à celle des travailleurs de V.W. pour sans doute soutirer devantage que prévu à l'avidité de la multinationale. Notre petit parti n'a pas attendu aujourd'hui pour s'intéresser à la première et sans doute dernière industrie bruxelloise. Je crois que notre hebdomadaire peut-être un relai efficace des revendications et de la colère des travailleurs. Malheureusement le miracle n'existe pas en matière économique et sociale. Au plus le combat conjugué des travailleurs de Forest, de ceux qui rejoindront leur lutte, des syndicats etc... pourra  peut-être quelque peu infléchir la décision des patrons allemands en augmentant le nombre de polos construites à Bruxelles, ou en y prévoyant de nouveaux modèles à assembler ou en augmentant les primes de licenciement mais ce sera dur, très dur !

En tout cas si je retourne à Forest, je distribuerai sûrement les tracs en général très bien faits de notre parti mais je voudrais surtout être à l'écoute des travailleurs et des travailleuses de Volskwagen. Nous n'avons pas à leur imposer des solutions toutes faites et l'essentiel pour nous n'est pas de nous faire de nouveaux adhérants - s'il y en a c'est tant mieux !- mais d'être en notre journal et à travers les nombreuses relations que avons dans le milieu des travailleurs une bonne courroie de transmission de leur exigences et de leur juste indignation. Leur lutte c'est comme un refrein de cette lutte finale que nous chantons encore sincèrement nous et qui dans ce cas aussi doit dépasser nos pays et nos nationalismes.

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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