Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Catégories

Archives

Publié par BALCHOY

26-02-20-DE LA DICTATURE DU PROLETARIAT A TANT D'AUTRES DICTATURES QUI NOUS OPPRIMENT  (SUR MON BLOG 2 NOVEMBRE 2006)

Beaucoup reprochent à Marx sa "dictature du prolétariat" souvent d'ailleurs en lui donnant un sens a postériori lié à des évènements du XXème siècle. Certes je ne vous dirai pas que je raffole du mot dictature. Mais derrière les mots il y a des réalités qui elles doivent être reconnues et le cas échéant dénoncées.

Ainsi avant 1789, qu'était-ce la monarchie sinon la dictature d'une noblesse décadente sur l'ensemble du peuple français malgré une évolution des esprits en faveur du libre examen et de la valeur de tout être humain quelque soit sa situation sociale. Cette dictature d'une classe sociale devenue inutile et même nuisible à l'évolution de la France légitime à mes yeux la Révolution française qui voulait mettre les pendules sociales au rythme de l'évolution des idées. Même si cette révolution comme toute autre connut des phases de violences nul ne peut légitimement contester qu'elle fût une étape de progrès dans l'évolution de la France et même de l'humanité. 

Malheureusement la révolution française ne consacra la victoire que de la classe bourgeoise qui prit vite la place de la noblesse dans l'exploitation des classes qu'on appellera plus tard du prolétariat. Avec l'industrialisation à outrance qui caractérise la fin du XIX ème siècle, cette exploitation de l'homme par l'homme atteint un niveau tel qu'il rappelait sous une forme différente l'ancien servage. 

Marx a étudié d'une façon scientifique les mécanismes qui conduisent un certain nombre d'hommes, souvent la grande majorité d'accepter de laisser à une minorité bien organisée le pouvoir, la propriété même du fruit de leur travail. A la dictature des bourgeois, le grand philosophe allemand a opposé la dictature du prolétariat, à la dictature d'une petite partie de la société vivant dans l'opulence il oppose la dictature, c'est à dire la prise du pouvoir par la majorité constituée de travailleurs qui reprend son du c'est à dire le fruit de son travail. En 1870 la liberté, égalité, fraternité ne concernant qu'une minorité en France. L'insurrection de la Commune  vite écrasée constitue une première réaction à cette dictature. Ainsi contrairement à ce que nos politiciens essayent de nous persuader aujourd'hui le mot "REVOLUTION" n'est pas le contraire de la démocratie, il est souvent la condition qui lui permet d'avancer et de progresser.

 

 

 

Quand Lénine et ses camarades bolcheviks ont mis fin au régime tsariste, ils ont effectivement donné l'essentiel de l'exercice du pouvoir à deux classes  exploitées particulièrement les ouvriers et les paysans. Bien entendu les nobles et les bourgeois qui dirigeait la Russie d'alors ne se sont pas laissé faire et la révolution en Russie, comme ce fut le cas en 1789 commença pas une lutte implacable entre les blancs et les rouges; ces derniers, soutenus par la majorité de la population ont triomphés tandis que les blancs étaient soutenus par des pays étrangers qui craignaient la contamination des idées russes révolutionnaires chez eux.

L'union soviétique a tenté de mettre en pratique avec difficulté bien sûr cette "dictature" c'est à dire ce pouvoir donné au prolétariat. Il en résulta une nation qui en trente ans transforma un pays moyenâgeux en une nation industrielle capable d'envoyer le premier homme dans l'espace. Certes le citoyen russe ne disposait pas encore du niveau de vie moyen des USA ou de la France.

 En Union soviétique la liberté n'est pas définie comme la possibilité d'accumuler le plus de biens possible fût-ce au dépens des autres citoyens, elle est conçue pour le droit pour chacun à une vie humaine digne qui assure l'essentiel. Sont garantis aux citoyens soviétiques le droit à l'éducation, à la santé, au logement, à la culture, au travail etc... Pour y arriver l'Etat prend la responsabilité de tous ses secteurs et s'approprie les moyens collectifs en en excluant la notion de profit individuel ou privé. Il permet une propriété  familiale de sa maison, de son lopin de terre.

 Dans ce qu'on appelle les démocraties occidentales, une petite minorité financière possède le vrai pouvoir et jouit d'une vie luxueuse comparée à celle de la majorité des travailleurs mais surtout une frange importante de la population est exclue en pratique de droits élémentaires comme le droit à un logement sain, à une éducation gratuite jusque l'université, le droit du travail dont de plus en plus sont exclus maintenues dans un chômage assisté qui permet plus de vivoter que de vivre.

C'est vrai qu'en Union soviétique, les élections qui existent, qui permettent dans le cadre d'un parti plus ou moins unique de préférer certains candidats à d'autres tandis qu'en Occident les élections se font sur une base de multipartisme. Mais, comme le pouvoir lié à l'argent est aux mains d'une petite minorité, c'est en réalité elle qui gouverne d'abord et avant tout à son profit. La richesse produite va d'abord aux riches, les miettes sont partagées de façon inégalitaire pour éviter que la marmite sociale n'explose.

Bien entendu le régime en URSS n'était pas un régime communiste mais un régime qui tendait au socialisme étape préalable au communisme. Je suis persuadé qu'aucun autre régime n'aurait permis à l'URSS de progresser comme elle l'a fait pour l'ensemble de sa population sans la révolution initiée par Lénine et les Bolcheviks.

En Occident, la démocratie parlementaire a adopté depuis un siècle comme moteur social le profit d'abord intuitivement puis de façon plus coordonnée avec le capitalisme qui donne la priorité de l'actionnaire souvent non actif ou retraité par rapport au travailleur.

 

 

 

 

 

 

Rapidement il en a résulté des inégalités croissantes avec un déchet social relativement important  confiné dans un assistanat. En France en 1936 il y eut une ébauche pacifique de révolution sociale qui amena des réformes plus égalitaires comme le droit au chômage, une sécurité sociale grandissante etc...

Après la guerre de 40-45 la confrontation entre les pays "socialistes " et  "capitalistes" entraîna une émulation souvent pacifique entre les deux régimes. Il est sûr que les conquêtes sociales du socialisme ont modéré pendant ce qu'on a appelé "la guerre froide" les ardeurs capitalistes en tout cas en Europe occidentale.

Malheureusement à partir de Khrouchtchev les communistes ont voulu crée un capitalisme d'état ce qui a peu à peu vidé l'U.R.S.S. de son dynamisme et a précipité sa perte.

 

 

Aujourd'hui plus d'URSS, plus d'empêcheur de tourner en rond pour nos grands capitalismes dont l'appétit a été multiplié par 1000 parfois comme les salaires   des dirigeants de nos grandes entreprises et même leurs prime de licenciement qui vaut parfois des siècles de travail des ouvriers de leurs entreprises. Toutes les dépenses sociales qui bien entendu ne sont pas toujours "rentables" au point de vue des managers sont rabotées, la chômage devient un phénomène de masse et le chômeur mis à la port contre sa volonté par un patron au nom d'un profit immédiat devient vite à ses propres yeux un profiteur à qui il faut tout juste laisser un minimum pour ne pas mourir en lui laissant comme seule alternative le droit de travailler pour un salaire de misère à des condition de flexibilité (nouvelle forme de servilité) accrue.

 A mes yeux, il y a bien dictature dans notre société, dictature d'un tout petit nombre de personnes immensément riches, des individus sont plus riches que des états relativement importants et relativement peuples. Et avec la fortune de certains multimilliardaires (en Euro) on pourrait guérir à l'échelle planétaire certaines maladies endémiques.

Cette dictature, nous la retrouvons dans les media aux mains des mêmes multimilliardaires. J'en ai parlé il y a quelques semaines à propos du journal "Libération" vendu à un magnat d'industrie. Lénine disait avec justesse qu'il n'y a pas de liberté d'information si la propriété des journaux et des moyens d'expressions est aux mains de la bourgeoisie.

C'est encore bien plus vrai aujourd'hui. Qui pourra mesurer le rôle qu’a joué TF1 dans ce qui s'est passé en France en 2002 ; est-il normal qu'une chaîne de TV appartienne à une entreprise comme Bouygues qui bien entendu est liée comme cul et chemise avec la droite. Demander à des journalistes une équité entre les différentes opinions quand le patron qui a droit d'embauche et de débauche sur le personnel a lui son opinion bien connue est un leurre.

 J'aime écouter chaque matin les nouvelles, passant de France Inter (dit national) à Europe 1 et à RTL.

 Ce matin à France Inter, une émission sur la mort avec l'assistance d'une psychologue intéressante. Un auditeur pose une question un peu critique sur les difficultés de faire le deuil pour les newyorkais quand il leur est dit qu'on a laissé peut-être se dérouler un attentat annoncé et prévu par la CIA.

Ainsi le journaliste, dont la liberté par rapport au pouvoir actuel en France ne me semble pas plus certaine que celle des juges nommés par Chirac de protester devant cette question en disant que rien n'est prouvé. Mais la psychologue très finement a résisté à cette sorte de dictature des journalistes en répondant à l'auditeur.

L'autre jour compte rendu sur une autre station de l'arrestation de suspect dans l'horrible attentat contre un bus qui a brûlé et au moins mutilé gravement une jeune fille. Il est sûr que les coupables d'un tel acte doivent être très sévèrement punis et même s'ils sont mineurs ils méritent de très nombreuses années de prison. Mais quand le journaliste présente de façon totalement négative la protestation  dite injurieuse d'un père disant qu'il était avec son fils au moment des faits, quand même il parle un instant des suspects comme s'ils étaient les coupables, il abuse de son autorité et en cette période électorale sa parole hautement sécuritaire ne me paraît pas innocente. La justice tranchera demain. Ces 5 suspects sont peut-être  tous coupables mais je suis méfiant devant des révélations, des délations payées avec de l'argent. Ici aussi le profit ne fait bon ménage avec la vérité et qui sait si certains ne sont seront pas séduits par une bonne prime qui leur permette par exemple de se venger d'un voisin  avec qui ils sont en conflit.

 Je pense que nous vivons surtout depuis la disparition du bloc socialiste une dictature sans pareils des multinationales sur l'économie mondiale et que nos démocraties sont démunies face à cette dictature. Pour en sortir tôt ou tard une révolution viendra comme en 1789 et j'espère qu'elle reprendra le flambeau de Marx qui est plus nécessaire que jamais pour que les hommes, tous les hommes vivent davantage solidaires, libres non de mots mais de réalités et solidaires sans plus de super-riches ni de rapaces  qui les exploitent. Oui je suis marxiste et je suis sûr que comme il l'a annoncé un jour l'humanité rejettera la course à l'égoïsme du capitalisme pour adopter le communisme dont les premiers chrétiens avaient déjà saisi la vraie richesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article