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Publié par BALCHOY

   En désespoir de cause, je voulus aller voir le capitaine qui disposait du stock de l'armée, et il me fallait pour cela regrimper une vilaine côte, que nous venions de descendre; je le faisais bien péniblement, quand je rencontrai un officier à qui j'exposai mon cas.

Il me dit qu'il valait mieux aller voir le Général, qui dînait précisément dans un hôtel en face de la petite place où étaient nos autos. Je fis passer ma carte. Le Général me fit savoir qu'il me recevrait après avoir dîné.

Le temps me parut bien long, d'autant plus que la nuit venait et que, de toute façon,  il faudrait tâcher d'aller  bien plus loin. Enfin la Général parut, et daigna me gratifier de trente litres d'essence, qu'il fallut aller chercher au dépôt. Les officiers qui se trouvaient sur la petite place furent un peu plus aimables pour nous, et apportèrent des jouets aux enfants (1), Dieu seul sait d'où ils venaient et c'est dans ces conditions que nous quittâmes le village qui nous laissait de si mauvais souvenirs pour nous engager dans l'inconnu.

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(1) Je rappelle qu'âgé de 4 ans, j'en faisais partie !
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Nous arrivâmes à la nuit tombante à Mousson et nous arrêtâmes aux deux premières maisons immédiatement avant le pont jeté sur la Vienne. La dame qui se trouvait à la terrasse, nous dit immédiatement qu'elle pouvait loger une partie de notre monde.  Lui ayant demandé si elle ne pourrait pas nous rendre service dans l'autre maison, elle nous dit qu'elle préférerait que nous fassions nous-mêmes la démarche.

On accepta les Claeys, mas toutefois pas d'aussi bon coeur quoique ceux-ci ne s'en trouvèrent pas trop mal par la suite. Mais il fallait pourvoir pour le reste de la bande, et monsieur Gils. me conduisit au centre du village distant de deux à trois cent mètres au-delà du pont. J'y trouvai le curé, mais seulement il y avait déjà chez lui un prêtre Belge, et un prêtre Alsacien. Le curé m'accompagna chez le secrétaire de la mairie, qui était déjà couché et nous conseilla de chercher nous-mêmes.

Avec Monsieur le Curé, nous dénichâmes deux chambres très propres, avec monsieur Gils., qui était venu me reprendre avec les affaires des Mab.

Entre temps, le docteur s'était égaré sur une espèce de chemin en bordure de la Vienne. Il m'annonça qu'il logerait sa dame, sa belle-soeur et ses enfants dans sa voiture.

(à suivre)


Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com

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Commenter cet article

Pellizzari-Claeys Catherine 29/09/2009 15:59


Super la poesie sur Tante Loulou et Oncle Paul, ainsi que la photo. On y retrouve tout ce qu'on aimait bien chez eux!


BALCHOY 01/10/2009 19:26


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