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Publié par BALCHOY


Nous n'y étions officiellement que pour un jour, et il fallait nous faire accepter pour plus longtemps. Du côté des particuliers qui nous logeaient, cela se fit sans difficulté, mais cela ne faisait pas l'affaire du secrétaire de mairie, ni je pense du maire lui-même qui craignait que notre séjour ne se prolongeât et qui se montrèrent beaucoup moins obligeants par la suite.

La grosse difficulté était toujours le lieu de concentration pour les repas. Nous eûmes la bonne fortune de trouver une vieille dame, habitant seule une maison bien propre, qui avec bonne humeur, nous prêta une cuisine et ses locaux. J'aurais même bien voulu loger chez elle, mais je craignais de désobliger mon conseiller municipal avec qui cette dame était en mauvais termes. Madame AG., ainsi se nommait cette personne, était la cousine du député de l'endroit, et me fit faire la connaissance du sénateur G. Maur. de Poitiers, avec qui il était très lié et qui était venu passer la journée à Millebaux.

L'affaire allait très mal, et c'est là que j'entendis parler pour la première fois du général de Gaulle. Je sus par G. Maur. que depuis longtemps, le Général de Gaulle avait critiqué les errements de l'Etat-major français, et préconisait la mécanisation à outrance. G. Maur. en était partisan, Monsieur Ag. beaucoup moins. J'étais loin à ce moment de me douter de ce que l'avenir nous réservait au sujet du Général de Gaulle.

Je note ici que j'avais rencontré à Millebaux Henq. qui était en réfugié dans la maison du fermier Mac. avec son fils et Monsieur Th. de Warnant qui finalement alla s'établir dans un village à quelques kilomètres. Sur la route, je rencontrai un jour Monsieur Buc. d'Anhée avec son gendre de Treignes et leurs familles.

Pendant ce séjour à Millebaux, j'étais allé avec Léon et Anne, et une petite voiture, à Mignaloux voir Emile et Marcelle et j'ai pu constater combien ils étaient mal logés. Il n'y avait qu'un espoir, c'est qu'un voisin, propriétaire d'un domaine, appelé la R., maniaque et diabétique, se décidât à quitter cette propriété pour aller sur une plage quelconque dans le sud.


(à suivre)



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